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Les prix de beauté aux échecs

Publié le mardi 26 avril 2005.


Le livre écrit par François le lyonnais sur les parties d échecs récompensées par un prix de beauté, est d’une valeur très considérable, 454 pages de bonheur,de très belles combinaisons, 239 parties bien commentées.

L’auteur, dans son livre, a commencé par énumérer les règles qui régissent le choix d une belle partie.

 Première règle : la correction (premier genre)

« Une combinaison réfutable témoigne peut être d’un effort inventif estimable. En aucun cas, elle ne saurait être considéré comme belle »

 Deuxième règle : la correction (deuxième genre)

« Aussi ingénieuse qu elle soit, une combinaison ne peut être considéré comme belle s il existe une combinaison plus courte, pour forcer le gain »

 troisième règle : la difficulté

« Une partie est d autant plus belle que les deux adversaires se créent plus de difficultés et déjouent les manœuvres qui leur sont opposées. »

 Quatrième règle : la vivacité

« Une partie est d autant plus belle qu elle contient un moins grand nombre de coups ternes et un plus grand nombre de coups spectaculaires. »

 Cinquième règle : l’originalité.

« Une partie ou une combinaison qui a déjà été admirée par sa beauté ne peut plus constituer un titre pour l obtention d’un prix, si elle se répète dans une autre partie »

 Sixième règle : la richesse.

« Une partie est d autant plus belle qu elle contient un plus grand nombre de combinaisons différentes »

 Septième règle : l’unité logique.

« Une partie est d autant plus belle lorsque tous ces coups, manoeuvres et combinaisons sont subordonnés à un plan d ensemble unique et juste. »

Concourir dans un tournoi pour un prix de beauté est aussi important que d’aspirer à une place au podium, le coté artistique a la même valeur, parfois plus !que le coté sportif.

Dommage que cette coutume n’a plus de place dans le monde échiquéen d’aujourd’hui, quant on sait que seules les plus belles parties résistent aux temps et que c’est grâce à elles, que les échecs peuvent s élever au rang de l art.

 Voici deux parties célèbres :
 1- L immortelle
 Anderssen, A - Kieseritzky, L London, 1851

1. e4 e5 2.f4 exf4 3.Fc4 Dh4+ 4.Rf1 b5 5.Fxb5 Cf6 6.Cf3 Dh6 7.d3 Ch5 8.Ch4 Dg5 9.Cf5 c6 10.g4 Cf6 11.Tg1 cxb5 12.h4 Dg6 13.h5 Dg5 14.Df3 Cg8 15.Fxf4 Df6 16.Cc3 Fc5 17.Cd5 Dxb2 18.Fd6 Fxg1 19.e5 Dxa1+ 20.Re2 Ca6 L'immortelle 21.Cxg7+ Rd8 22.Df6+ Cxf6 23.Fe7# 1-0

 2- La toujours jeune ;
 Anderssen, A - Dufresne, J Berlin, 1852

1. e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fc4 Fc5 4.b4 Fxb4 5.c3 Fa5 6.d4 exd4 7.0-0 d3 8.Db3 Df6 9.e5 Dg6 10.Te1 Cge7 11.Fa3 b5 12.Dxb5 Tb8 13.Da4 Fb6 14.Cbd2 Fb7 15.Ce4 Df5 16.Fxd3 Dh5 17.Cf6+ gxf6 18.exf6 Tg8 19.Tad1 Dxf3 La toujours jeune 20.Txe7+ Cxe7 21.Dxd7+ Rxd7 22.Ff5+ Re8 23.Fd7+ Rf8 24.Fxe7# 1-0

Voir les parties ici


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