Les éditions Atlas, dans leur série les grands champions, viennent de sortir un fascicule bien soigné sur Hicham Hamdouchi, sous le titre : une star venue d’Afrique et le considère comme le plus fort joueur d’Afrique de tous les temps.
« Il ne semble jamais faire d’efforts, et pourtant ses pièces sont toujours à l’attaque ! » Cette remarque de l’un de ses collègues grands maître résume bien le talent mystérieux du champion d’Afrique. Un faux indolent.
Débuts à Tanger
Hicham hamdouchi est né le 8 octobre 1972 à Tanger. Il est initié très jeune aux règles du jeu, mais ne peut participer à ses premiers tournois importants, qu après ses 15 ans. Ses dons sont particulièrement remarqués au tournoi de Casablanca 1988 organisé par la compagnie Royal Air Maroc. Quasiment inconnu, il y termine à une place d’honneur, ce qui lui vaut être sélectionné dans l’équipe nationale du Maroc aux olympiades de Salonique quelques mois plus tard. A 17 ans il réalise ses premiers exploits quand dans les rangs de la sélection africaine, il participe au championnat du monde par équipes à Lucerne (suisse). Sa victoire contre l’américain Fédorwicz et ses nulles face au hollandais Piket et au chinois Ye Jiangchuan y font sensation.
Il s’endurcit en Espagne
Après une brillante prestation en 1990 au premier échiquier de l’équipe du Maroc lors des olympiades de Novi sad (Yougoslavie), aux cours desquelles il fait une brillante partie nulle contre Victor Kortchnoï, le jeune hicham fait une pause échiquéenne, études obligent . Mais pour fêter ses 20 ans, il s’autorise plusieurs tournois en Europe. Ainsi, après un bon résultat à Alicante il remporte brillamment l’open de Sitges près de Barcelone. En plus de deux tournois à cannes, il participe une nouvelle fois aux olympiades des Philippines puis obtient la récompense de tous ses efforts en fin d’année, il remporte le tournoi de l’enclave de Ceuta et avec 7 points sur 9, y obtient sa première norme de grand maître international.
Installation à Montpellier :
En 1993, il décide de commencer des études d’économie à l’université de Montpellier et de jouer les interclubs français pour le club de la ville. Après quelques résultats moyens ; il parvient à son but principal en décembre 1993 à Montpellier même. En remportant détaché le tournoi organisé par la fédération française, il obtient sa deuxième norme de grand maître international et quelques mois plus tard la FIDE lui décerne le titre. Il est l’un des trois grands maîtres internationaux africains, avec les tunisiens Belkhodja et Bouaziz.
Champion des pays arabes
Sa soif de jouer lui fait sillonner les continents de tournois en tournois. en 1994, il gagne à Casablanca puis se montre brillant au tournoi du Cap d Agde de parties rapides. Il y écrase notamment le chinois Xu Jun et brillamment Joël lautier en personne. Puis au début de 1995, il se rend à Dubai au championnat individuel des pays arabes. il y surclasse l’opposition et remporte le titre. Son Elo grimpe jusqu’à 2550.
Retour en Espagne
Ayant quelques peu délaissé ses études, il part s’installer dans les environs de Barcelone, ville à partir de laquelle, il peut facilement rayonner vers les nombreux tournois opens espagnols, il joue un peu sans doute trop. Son Elo s’en ressent et il subit une relative déception, quand lors du dernier championnat du monde FIDE dans sa nouvelle formule, il se fait éliminer par Malaniouk (-2). Après une longue série de tournois opens et des premiers places à Dos Hermanas et Bozen (Italie), il se rend en 1999 à Las Vegas pour le championnat du monde FIDE. Il passe le premier tour en battant le syrien Hakki (+2) mais s’incline au tour suivant contre Alexandre Beliavski (-1,=1).
Prophète en son pays :
Continuant de parcourir les tournois opens, principalement en Espagne, il les interrompt périodiquement pour participer aux championnats Interclubs de France (avec Montpellier) et d’ Espagne (avec Salou). Il doit subir une nouvelle désillusion au championnat du monde FIDE de New Delhi, se faisant éliminer par l’arménien Vaganian(-2) mais il se fait couronner de retour à son pays en remportant facilement le championnat du Maroc 2001. La période est faste puisqu’ il part aussitôt au Caire pour y remporter le titre de champion d Afrique devant le zimbabwéen Kobese.
Vers une nouvelle progression ?
Alors que, depuis plusieurs années, son classement Elo stagne, 2002 commence brillamment pour Hamdouchi avec une première place au tournoi de Belfort puis une nouvelle conquête du titre de champion d’Afrique chez lui à Casablanca, résultat qui laisse augurer d’un rebond du marocain pour une nouvelle progression. Au 1er octobre 2002, Hicham Hamdouchi se situe avec 2593 points Elo, légèrement au delà de la 100ème place mondiale.

Ce championnat s’est déroulé à Salé en 1988, catégorie minimes, Onkoud-Hamdouchi= 0 - 1 défense Russe. Hamdouchi 7/7 , Onkoud 6/7
