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Chronique du Fou cloueur

9. L’Alter-ego

Publié le lundi 28 août 2006.


Amazal persécuté par son Alter ego

Comme il n’a pas été invité à la cérémonie de la création du site Maroc Echecs, Mustapha Amazal pense qu’il est victime d’un complot. Abdelaziz ONKOUD et son équipe sont visés.

Sont également visés ceux qui touchent au site.

Mustapha Amazal, en sa qualité (la principale casquette... n’est-ce pas, M. Rachad ?) de président de la Fédération Royale Marocaine des Echecs, une organisation qui sert plus son patron que les intérêts des échecs marocains, est toujours, parait-il, en « colère ». Une colère persistante depuis la création du site Maroc Echecs. Tous les jours que fait le bon Dieu, notre président est en colère quant il pense à Onkoud et ses frères ou lorsqu’on lui parle de ce qu’a écrit le site. Et ça ne décolère toujours pas au moment où votre serviteur écrit ses lignes.

C’est ce que nous apprend une certaine source qui insiste pour garder l’anonymat. (Encore un anonyme...)

Comment ça se fait qu’Amazal qui ne jurait que par Onkoud depuis pas mal de temps, n’a pas été invité à la cérémonie ? Qui est derrière cette horrible et injuste omission ? Qui a oublié d’envoyer un carton d’invitation à Amazal ? Enfer et damnation ! Qui ?

Et bien, selon notre source toujours très anonyme, il s’agit de l’alter ego d’Amazal qui a refusé sec toute invitation émanant de qui que ce soit pour assister au lancement de Maroc Echecs sur le net. Surtout que l’initiative n’était pas vue d’un bon œil spécialement dans l’entourage présidentiel.

D’autant plus que l’homme d’Azemmour n’avait pas sa langue dans sa poche. Onkoud était, est et reste toujours incontrôlable.

Et ceux qui sont incontrôlables sont potentiellement dangereux pour le monopole présidentiel.

Quand il a débarqué sur la toile, le site Maroc Echecs a vite été accueilli avec enthousiasme par les diverses composantes de notre discipline. Sauf une : l’Alter ego d’Amazal qui pressentit des ennuis à venir. Et qui sont effectivement venus.

Maroc Echecs a révélé au grand jour les tares, pour ne pas dire plus, de notre président. Des hommes de qualité ont emboîté le pas et mis à nu pas mal de scandales à coup de révélations féroces mais justes. Comme dans la chanson « Oh mama ! quel scandale dans la famille ».

L’arrivée de Maroc Echecs sur le net a vraiment changé le statut de la Fédération Royale Marocaine des Echecs, elle qui a gaspillé les deniers publiques pour confectionner un site fédéral jamais mis à jour, incapable de fournir l’information voulue et actuellement gelé depuis belle lurette. Capable de drainer des milliers de lecteurs avides d’informations et d’opportunités de dialogue, Maroc Echecs est toujours considéré comme un pestiféré au sein de la Fédération et ce jusqu’à nouvel ordre.

Faute de pouvoir récupérer ce site, ses adversaires, président en tête avec son alter ego bien sûr et surtout, ont tenté une action de muselage lors de la dernière et controversée assemblée générale ordinaire de Casablanca. En vain ! La liberté d’expression n’est pas un vain mot dans notre pays. Le site est toujours là et il le restera dans l’étendue de son rôle qui, aujourd’hui, s’avère crucial pour l’avenir de notre discipline.

L’équipe qui travaille pour nous sans relâche avec les sacrifices que l’on devine croit en la justesse de son combat (car il s’agit d’un combat quotidien pour faire vivre Maroc Echecs).

Aujourd’hui Maroc Echecs reste la seule référence imparable de notre sport, c’est en quelque sorte, l’avocat le plus talentueux et le porte-drapeau le plus célèbre des échecs marocains.

Qu’Amazal le veuille ou non, c’est une réalité immuable.

Et c’est vrai que notre président a des raisons d’être en colère. Car Maroc Echecs lui rend bien la politesse.

Mais ce qui est le plus grave c’est qu’Amazal fait tout ce que son alter ego attendait de lui. Il a « cassé » la Fédération et les acquis de notre discipline, il s’est séparé des personnes qui pouvaient encore apporter un plus aux échecs marocains (je ne parle pas seulement de ma modeste, mais très modeste personne), s’est fâché avec l’élite des joueurs nationaux, et a même laissé, suprême "hchouma" (honte), son alter ego lui inspirer son célèbre : « C’est pas moi, c’est les autres ! ».

Comment alors ne pas comprendre les raisons qui poussent les joueurs, parents et cadres à s’éloigner de la FRME.

Triste image d’un homme qui de président fédéral discret et efficace est devenu un pompier pyromane sous l’emprise d’un alter ego haineux.

Devant le pourrissement de la situation des échecs marocains, il pourra dire encore - en faisant le sous- marin : Mais, ce n’est pas moi, c’est « mon alter ego ».

Toutefois, il restera, le moment venu, à l’assemblée générale de prendre les mesures indispensables pour la remise à flot de notre sport en délivrant notre président de son alter ego pour ... disons, une trentaine d’année.

Eh ! Amazal bis (c’est une autre casquette) ! que nous as-tu fait ?

Boujemâ Kariouch


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