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Fausses normes d’arbitre international

Les raisons de ma démission et de ma protestation.
publication jeudi 23 février 2006. Enregistrer au format PDF
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Je me devais d’expliquer à tous les raisons qui m’ont poussé à présenter ma démission du poste de responsable de l’Elo et de membre le commission nationale d’arbitrage et à protester contre l’ajout des fausses normes à mon dossier.

Dès les premiers instants qui ont suivi la publication par Maroc-Echecs de la demande du titre d’arbitre international adressée par la Fédération Royale Marocaine Des Echecs, j’avais réagi à chaud non pas à la publication elle même mais à l’apparition parmi les normes que comptait le dossier adressé à la FIDE de deux normes d’AI réalisées par moi dans deux compétitions dans lesquelles je n’étais pas présent.

Cette réaction, que j’ai considérée insuffisante, devait à mon avis être suivie d’une autre qui aurait plus de force.Il s’agissait pour moi avant tout, de préserver ma réputation.

Au moment où je refléchissais à la manière la plus efficace pour me démarquer de la démarche de la FRME, et alors que j’avais déjà en tête de présenter ma démission, un ami m’a conseillé de protester contre l’ajout des fausses normes.C’est pourquoi j’ai fait les deux en même temps.

Ceux qui connaissent bien le domaine, savent très bien que je ne pouvais pas accepter de porter un titre auquel seraient accrochées deux casseroles qui traineraient derrière en faisant un bruit épouvantable !

Je ne pouvais pas m’imaginer officiant dans une compétition et m’entendre dire par un joueur contre lequel j’aurais pris une décision que j’étais un faux arbitre international !

Ce qui me chagrine dans cette affaire, c’est qu’auparavant, j’avais demandé à la FRME d’envoyer à la FIDE une demande de dérogation pour qu’elle assimile le Championnat International Open de Rabat de l’année 2003 qui avait regroupé 86 participants appartenant à plus de trois fédérations à un tournoi avec 100 participants, ce que la FIDE, pour des considérations de manque de participation de grand nombre de joueurs dans des pays comme le Maroc, aurait facilement accepté et j’aurais eu ainsi ma cinquième norme, suffisante pour que la FIDE me décerne de la manière la plus légale le titre.

Même s’il n’y avait pas cette possibilité, il ne fallait pas, et ce quelles qu’aient été les motivations de la FRME procéder de cette manière, c’est-à-dire compléter mon dossier avec ces deux fameuses normes.

Me vient à l’esprit l’histoire de ce candidat aux élections législatives marocaines que les autorités avaient fait gagner à son insu à ces élections en trafiquant les résultats , mais lui n’était pas dupe et savait qu’il n’avait pas eu le plus grand nombre de voix dans la circonscription où il s’était présenté et avait immédiatement après l’annonce des résultats refusé la victoire qui n’était qu’un cadeau empoisonné et qui allait servir à ceux qui avait joué à ce jeu d’exercer sur lui des pressions le moment venu pour lui faire faire ce qu’il voulaient.

Pour terminer, je me dois de préciser que je n’ai pas reçu de convocation pour assister à une réunion de la commission nationale d’arbitrage depuis le premier mars 2003, date de la dernière réunion à laquelle j’ai assisté et que la FRME n’informe pas les candidats du contenu de leur dossier.En septembre 2004, c’est Mr Youssef boukdeir qui m’a envoyé un email m’apprenant que ma candidature pour le titre d’AI avait été envoyée à la FIDE mais sans me donner plus de détail.


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