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Spécial Ramadan 2005 : Concours de solutions d’études (8)

publication vendredi 7 octobre 2005. Enregistrer au format PDF
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Alouane Fannia ou les 7 clés d’une réussite : Mohamed Moubarak Ryan (Maroc Echecs 14 mai 2005)

Bonjour Abdelaziz,

Ton article passionné et bien documenté sur l’Ittihad Riadi de Casablanca, m’a décidément donné des idées... Ce fameux sondage constitue vraiment un alibi pour parler de nos clubs respectifs. On a le droit d’être subjectifs, voire nostalgiques, lorsqu’on parle de l’histoire, des souvenirs, des anecdotes et des beaux moments partagés. Sur ce point là, tous les Mega octets attribués à votre site n’auraient pas suffi pour défouler ma mémoire !

C’est pourquoi j’ai choisi de faire un exercice analytiques pour dévoiler des secrets de la réussite d’une association que rien ne prédestinait à un tel succès, et qui allait aussitôt après sa création, à notre surprise aussi, marquer de son empreinte une assez longue période des échecs marocains (notamment de 1978 à 1990).

Je vais essayer, un peu à l’improviste, de détecter les clés de cet itinéraire qui continue depuis 28 ans, espérant qu’elles constitueront une matière à méditation et discussion.

 1- Une génération d’amateurs à l’esprit purement associatif Fondé en 1977 par un groupe de jeunes amateurs ayant entre 18 et 28 ans, dont la majorité constitué d’étudiants, le Club Alouan Fannia, demeure toujours marqué par cet esprit associatif basé sur le bénévolat et le volontariat et une certaine indépendance vis à vis des pouvoirs.

2- Des joueurs/dirigeants A l’inverse de la majorité des clubs du Royaume, la distinction d’existait entre qualité de joueur ou dirigeant ; parfois cette différence s’estompe même entre membre du bureau du club et simple adhérent ; les réunions ordinaires sont souvent ouvertes à tous les membres sans distinction.

3-Esprit d’équipe, solidarité et fidélité à toutes épreuves Malgré certains exploits individuels, l’esprit d’équipe a toujours prédominé ; Il n’y avait quasiment pas de hiérarchie au sein du club ; nullement des disputes pour l’ordre des échiquiers, entre les nombreux joueurs qui ont fait le palmarès de l’association ; il n’y avait pas de vicissitudes ou de sensibilités de personnes. Devant les échiquiers tout le monde se sent solidaire. Cette solidarité allait à l’extrême : une fidélité à toutes épreuves ; très rares sont les joueurs d’Alouane qui ont changé leur club d’adoption, malgré l’éloignement géographique ; je pense que c’est un fait unique au niveau des clubs du Maroc, sans jugement de valeur.

4-Des règles d’éthique observées scrupuleusement par les joueurs L’équipe d’Alouan Fannia - selon ma mémoire- n’est jamais entrée dans les combines et les machinalisations qui sont devenues monnaies courants de nos jours ; Attitude toujours correcte et sportive devant l’échiquier. pas d’arrangements qui puissent nuire à un tiers, pas de "tinbars" entre joueurs. Je peux apporter ici des dizaines d’exemples et de témoignages ; cet article serait long et excessif.

5-Efforts inlassables d’encadrement auprès des jeunes Alouane Fannia a entrepris un travail d’encadrement et de vulgarisation des échecs dans les écoles et les collèges de la ville, notamment dans les années ou y’avait peu de compétitions destinées aux jeunes sur le plan national. des tournois, scolaires, des opens locaux prolifèrent alors dans la ville, polarisants des centaines de joueurs et rendant les échecs plus populaires que le football, sans exagération aucune. Ce travail a manqué de souffle et de continuité à cause de l’absence de structures universitaires et professionnelles à Chefchaoun et vu l’abandon, le vieillissement et les préoccupations de la génération de fondateurs et des joueurs dont certains constituent encore l’ossature de l’équipe. La relève n’est pas toujours facile à gérer.

6- Rigueur technique dans l’organisation des tournois à part la réussite de nombreuses compétions nationales organisées à chefchaouen, dont notamment le 15° chamipionnat individuel (mars 1984) et trois tournois nationaux opens (coupes de la ville , 1983, 1984, 1994, Tournoi maghrébin 1991, coupe du trone 2000) Les différents tournois locaux sont toujours l’exemple de rigueur et de ponctualité, malgré la carence de moyens financiers et l’absence de prix en espèces .Ce qui a contribué a forger une image de marque positive du club au sein de la ville et au niveau national, et octroyer une place de choix pour les échecs en tant que discipline sportive sérieuse.

7-Une approche analytique"particulière" des échecs Les joueurs de compétition d’AAF ont toujours privilégié l’étude des Finales, l’analyse stratégiques des parties au détriment des études des ouvertures et la "variantomanie" comme ce fut la mode ailleurs. Pratiquement tous les joueurs constituant l’ossature de l’équipe étaient de bons finalistes (Je site comme exemples : Hadri, K.Rian, Hmamou, Attat et autres).On n’était pas à l’abri de surprises dans les ouvertures, mais une fois la bataille du milieu et des finales entamée, on gagne de l’assurance quant au résultat global de l’équipe.

Trois envois de solutions sur la boite me2005ramadan@yahoo.fr de la manière suivante :

 Les 10 premières études de 1 à 10 (envoi de solutions entre le 15 jour et le 20 jour )du 19 au 24 octobre

 Les 10 secondes études 11 à 20 (envoi des solutions entre le 25 jour et le 30 jour) du 29 octobre au 3 novembre

 Les 10 dernière études 21 à 30 (29 ?) (Envoi de solutions entre le 35 jour au 40 jour) (5 à 10 (9 ?) jours après ramadan) du 8 au 13 novembre

Chaque étude vaut 10 points.

Des livres pour les 5 premiers (si plus de 50 participants), réservés pour les marocains mais aussi pour les étrangers établis au Maroc

les blancs jouent et gagnent.difficulté*** Vladimir A. BRON Mémorial M. Chigorin 1949 4° Recommandé


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