Youness Ben Jelloun, fassi de souche, déplore à sa manière les changements structurels sociologiques qu’a connu sa ville bien aimée. Signes des temps, des mutations que connaissent nos villes, prises dans l’engrenage démographique croissant et irréversible. La société évolue à sa manière entre les nécessités sociales et les points de repères obscurs à l’horizon. Une caractéristique non pas seulement propre à Fès, ou à d’autres villes du Royaume, mais bien aussi à de nombreuses villes de par le monde.
Et, comme Youness est un joueur d’Echecs depuis bien des années, il « transporte » l’image qu’il se fait de sa ville sur les 64 cases de l’échiquier. Idée originale comme l’a fait précédemment de manière magistrale Larbi Ben Yahia, joueur de Taza, avec sa magistrale « bataille de la Bérézina » transposée également sur l’échiquier.
La main sur le cœur, Youness dédie ces trois postions à ses amis, sa famille, ses entraineurs et à l’équipe Adli d’Echecs de Fès. Pour leur dire qu’il pense à eux ! Bravo Youness !
Boujemâ Kariouch
Fès : En trois problématiques
Une ville historique, construite il y a 1200 ans. Ville donc millénaire, durant son histoire, Fès fut la capitale de plusieurs dynasties marocaines. Elle fut aussi la ville de beaucoup d’événements et de drames historiques majeurs.
Fès est connue par son statut de capitale spirituelle et scientifique.
Mais, dans les vingt dernières années, Fès a perdu beaucoup de son charme ; elle a subi la pression des vagues de l’émigration sur ses structures urbanistiques qui ne sont plus les mêmes.
Fès semble, de l’extérieur, toujours une ville de spiritualité.
De l’intérieur, elle est une ville qui se clochardise, qui régresse, et qui se tiermondise.
Voila, les positions suivantes pourraient un peu représenter la situation de Fès actuellement.
Fès est représenté par les Noirs qui apparaissent bien structurés de l’extérieur mais en vérité, c’est tout le contraire.
Youness Benjelloun.
Fès.
Position 1 :
Position 2 :
Position 3 :
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