Bonjour, merci Karim pour tes encouragements réconfortants qui m’honorent vivement.
L’article de Karim touche une pierre angulaire du développement réel des échecs marocains. Sur quoi peut-on juger de la bonne santé de notre sport après les statistiques traditionnelles qui servent finalement de vitrine et d’orientation des politiques ou stratégies ?
Je pense, sur la qualité et le nombre des joueurs constituant l’élite d’un pays. Lorsque un joueur arrive à franchir le cap pour passer de joueur national à joueur international (titré – élo fide), c’est une victoire pour toute la communauté échiquéenne de ce pays. Et, c’est ce qui fait la force du pays en matière de sport d’échecs. Je crois.
Mais au niveau du Maroc dont les spécificités sont bien handicapantes en matière sociale, donc humaine, démontrées par certaines ONG et instituts spécialisés, onusiens notamment, aggravées par l’impuissance des responsables et dirigeants de notre sport à trouver les solutions (idées) et dont la caractéristique et la démission devant les obstacles, facilitée par le dispersement des forces créatrices et de travail, font qu’il est pratiquement certain de ne pouvoir évoluer au dessus d’un certain seuil de niveau de pratique sportive échiquéenne.
Même si la Fédération retrouve ses esprits (cela est inévitable : car question de temps qui lui au moins bouge et évolue bel est bien), même si la fédération se structure et s’adapte aux mutations en cours au Maroc et dans les autres pays, même si elle prend le chemin, enfin, du développement concret tant souhaité, cela ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau si nos joueurs, nos espoirs voient leur tête taper contre un mur infranchissable quand il s’agit de jouer à l’étranger, sans que personnes (nos dirigeants) ne leur fassent la courte échelle, ce qui serait la moindre des choses.
L’article de Karim reflète à 100 % la réalité marocaine dans tout son cru. C’est la situation exacte au niveau du Maroc.
Je ne voudrais pas me flatter ici. Mais je l’ai toujours dit (et rabâché à longueur d’année) aux responsables nationaux de notre sport qu’il fallait penser aux joueurs qui sortent du lot :
— Mettre sur pied un circuit d’été de tournois moyens en Espagne ou en France pour ces joueurs afin qu’ils renforcent leur niveau et enrichissent leurs expériences, obtiennent un élo appréciable pouvant leur ouvrir des portes dans des tournois internationaux -n’est-pas Karim ? Pas d’argent ? Quelle bêtise de poser cet argument récurent et dévalorisant. Bon sang, je ne comprends pas pourquoi la Fédération ne contacte pas la fédération française ou espagnole des échecs dans le cadre des relations d’amitiés liant nos pays pour leur demander d’apporter un soutien (ou une partie de ce soutien) en prise en charge d’un groupe de joueurs espoirs marocain pour jouer dans ce circuit d’été qui ne peut qu’apporter un bien décisive à notre sport médiocre.
Pensez-vous mes chers amis que ceux-ci refuseront ? Et, si c’est lourd comme prise en charge, un montage financier et possible. Il y a la Fide qui soutien de telles actions dans les pays sous développés en sport d’échecs comme le Maroc (il ne faut pas se le cacher). Les Emirats-Arabes-Unis, le Koweït, l’Arabie Saoudite etc, ne peuvent-ils pas soutenir ces espoirs marocains. Qu’a-t-on à perdre à établir le contact avec eux. A l’intérieur même de notre pays des solutions se cachent. (Initiative Nationale de Développement Humain –par le sport notamment). Mais ou sont les mecs pour s’activer dans ce sens.
Même les ligues d’échecs régionales marocaines avec d’autres ligues des Echecs en France notamment peuvent s’activer dans ce domaine. Mais à l’heure actuelle la ligue marocaine : « connait pas ».
Ceci est une idée parmi d’autres. Possible. Concrète.
L’on connait la rubrique « Carte de visite » de Maroc-Echecs qui a déjà mis en lumière Mokhliss Adnani et Khalil Nafri (au fait ou est Khalil !!!! On ne le voit plus). Elle n’a d’autre et unique but que de mettre les belles et talentueuses qualités de ces joueurs en ligne sur la toile dans l’espoir qu’un club étranger « accroche » et s’intéresse à eux. Car les marocains joueurs d’échecs ont très bonne réputation hors de nos frontières. Nul n’est prophète dans son pays, on connait ça. Grâce à Hicham Hamdouchi, Abdelaziz Onkoud, Si Mohammed Tissir, Najib Draoui, Jacques El Bilia, Tarik Rgioua, Maurad Metioui, Youness Fareh, Ahmed Anibar, etc, et toi Karim. Des joueurs qui nous honorent au plus haut point, véritables ambassadeurs et super bien éduqué en plus avec ça. Avec lesquels la Fédération se sert d’arbre pour cacher la forêt ou plutôt la jungle échiquéenne nationale avec, le comble, des auto-flatteries en veux-tu en voilà sans savoir qu’elle fait dans la pitrerie. Le tapis et déjà étalé par cette classe de notre élite.
Autre chose : comment se fait-il que des joueurs marocains qui font raz-motte au pays comme Ali Sebbar et Mokhliss Adnani, Rachid Hifad ou Oussama Bouhoudoun restent toujours à se morfondre, ici, à Casablanca, Rabat El Jadida ou Marrakech ?
Quel gâchis et quelle calamité ! Sommes nous intelligeant que pour pondre des promesses avec un visage rayonnant et aussi intelligents pour ne pas concrétiser ces mêmes promesses en raison, soudainement, de ceci ou cela avec un autre visage triste. Ca, c’est le paradoxe marocain super échiquéen. On est champion du Maroc de l’avance en reculant ! Bêtises. Enrobées délicatement d’un air de musique hypocrite !
Il faut être "naif" pour penser que la fédération ne doit exécuter seulement son programme national et son mini programme international annuel, avec une pincée ici et là de tournois internationaux ou arabes. D’un petit saupoudrage de stage de formation d’arbitre ou autre. De réunions parlottes ennuyeuses à mourir avec un verre de thé à la main, coquille remplie de vent. Il faut aussi être idiot aussi et surtout pour se satisfaire de l’éternel « y pas d’argent ». Y a pas d’argent ? Alors pourquoi es-tu à la tête de la fédération devrait on répondre à ce président qui nous sort cette clé qui sert de passe partout et d’alibi à nos président très fédéraux ?
Bon je vais m’arrêter là parce que je ne tarirais pas sur ce sujet sensible que soulève Karim de par son vécu personnel et qui mérite réflexion mais aussi solutions. C’est-à-dire passer de la parole à l’acte et de l’acte au suivi. Personnellement, je fais confiance en Hassan Semlali pour porter à un vif intérêt à nos joueurs espoirs : Ali Sebbar, Mokhliss Adnani, Khalil Nafri, Kamal Daoudi, Rachid Hifad, Oussama Bouhdoun pour ne citer que ceux – ci. Attention, il y en d’autres qui se lèvent mais devant un horizon hyper bouché ! Au secours AMADEUS !
A mes amis… ! L’élite, l’arbitrage, les finances, les structures, les règlements, la gestion, les clubs, la formation, etc… Que de chantiers. Décidément tout est à reconstruire dans notre sport.
Boujemâ Kariouch