Je pense qu’il est vraiment grand temps de se demander quelles sont les perspectives d’un vrai développement du jeu d’échecs dans notre pays. Une simple question dont la réponse ne peut être que compliquée vu la situation brouillardeuse dans laquelle est tombée la FRME et le manque terrible, chez les dirigeants marocains, de pensées constructives et de stratégies à moyen et à long terme pour faire évoluer les échecs nationaux !!
Que faut-il faire alors ?? Et combien d’années nous faudrait-il pour arriver à une vraie révolution échiquéenne et par la suite rivaliser avec les grandes nations échiquéennes dans le monde ??
Avant de répondre à ces deux grands points d’interrogation, il faut dire une chose, c’est que la plupart des joueurs et dirigeants ici au Maroc ne s’intéressent nullement ni à la promotion ni à l’histoire ni à l’avenir des échecs marocains, ils se contentent malheureusement de trouver du plaisir à jouer dans des cafés ou entre amis ou encore de chercher des petites bénéfices..., plutôt que de chercher à pratiquer les échecs sur les plans éducatif et sportif ! Pour cela ils sont toujours figés vis-à-vis des actes flagrants qui ont touché la FRME !!
Revenons aux questions posées, à mon avis les mots clés pour arriver à ce grand rêve sont les suivants :
1- Changement de mentalité : C’est la phase la plus importante, mais pour y arriver, il nous faut des dizaines d’années !!
2- Sensibilisation : après la première phase, vient la sensibilisation du rôle très important que pourraient jouer les échecs dans l’éducation de nos enfants, puis les aider à former une forte personnalité capable de défier les difficultés de la vie et servir par conséquent leur pays.
3- Courage, intelligence, solidarité et patience : ce sont les 4 éléments nécessaires qui nous aideraient à appliquer les deux phases mentionnés. Vous savez pourquoi ? Eh bien parce que nous sommes minoritaires, et dans notre cas, la tout petite minorité doit éduquer la très large majorité !
4- Formation : en parallèle, il ne faut pas arrêter de former les jeunes et leurs encadrants et éducateurs, cela donnera ses fruits tôt ou tard, nos jeunes enfants ont besoin de nous. On risque d’avoir une génération aussi passive que celle avec laquelle on vit actuellement, si nous ne nous occupions pas de notre jeunesse.
5- Professionnalisme : enfin, et après toutes ces étapes, on peut arriver à se mesurer avec les géants et entrer dans le monde professionnel qui préserve les droits de ses champions et leur permet d’avoir un sponsor, un salaire permanent, des entraîneurs payés, etc.
Q : Combien d’années nous faudra-t-il pour exécuter tout cela ?
R : Cela dépend de notre volonté
Sommes-nous prêts à le faire ? Somme-nous conscients que c’est ça ce qu’il faudrait faire ? Mais avant tout, aimons-nous vraiment notre sport et notre pays ??

