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Fiction

Quelle sera l’issue pour les Echecs Marocains ?(2)

Imaginons le scénario de la prochaine A.G.E. Deuxième Partie
Publié le lundi 18 février 2008.


’on peut déjà extrapoler sur ce que sera la prochaine assemblée générale extraordinaire. Tout d’abord, elle ne sera pas une caserne sécurisée par les différents éléments sécuritaires que sont les agents de police, inspecteurs en tête, les autorités locales et les Forces Auxiliaires. Ils auront mieux à faire ailleurs que de perdre leur temps dans une réunion nationale. Ceci quel que soit le scénario qui se déroulera dans la salle de l’assemblée générale.

DEUXIEME PARTIE.

e président Semlali donne quelques coups de stylos sur la table pour demander le silence afin de donner la parole au premier intervenant. Qui temporise quelques secondes avant que le tumulte ne se minimise.

elui-ci se lève enfin pour parler, mais dans la salle on lui demande de se positionner face à l’assistance, près de la table où sont assis le président, des membres du bureau fédéral et le représentant du ministère de tutelle. Ce qu’il fait nonchalamment. Puis face à une centaine de yeux, il salue tout le monde, complimente M. Semlali pour ses efforts depuis sa prise de fonction à la tête de la fédération, évoque brièvement la situation actuelle de cette dernière et demande finalement la prise en compte du rapport de la commission d’enquête qui rétablit la vérité et la justice, selon lui, en faveur de M. Amazal. Il ajoute que ce dernier a été victime des agissements de l’ex- directeur technique national à qui je dis : « mais il parait que tu es trempé jusqu’ à l’os, mon cher, et c’est toi le plus grand tricheur et tu parles de triche ». Puis, il reprend sa place sous les répliques de quelques personnes outragées par de tels propos irrespectueux à l’encontre de l’ex-directeur technique national qui garde un calme olympien !

n autre intervenant est appelé. Allant dans le même sens que son prédécesseur, il déclare que la dernière assemblée générale extraordinaire du 28 octobre 2007 avait enregistré la démission provisoire du président Amazal en attendant les résultats de la commission d’enquête sur les falsifications des normes d’arbitrage. Bruit dans la salle. M. Semlali demande le silence. L’intervenant continue en expliquant que maintenant, il est clair, que M. Amazal a été induit en erreur et qu’il n’est pas responsable des falsifications qui lui sont reprochées. De ce qui précède, il demande à l’assemblée générale de décider immédiatement de réhabiliter l’ex-président en le rétablissant sur la seconde à la présidence de la FRME avec les pouvoirs de prendre toutes les mesures nécessaires pour assainir les problèmes de la Fédération et chasser les magouilleurs de tout bords.

C’est alors que la majorité des représentants de la cinquantaine de clubs présents sursautent de leur chaise, lèvent les bras au ciel (plafond, ici), les uns pour s’offusquer, les autres pour applaudir cette proposition, et enfin un autre groupe, plus serein celui-là, pour réclamer le respect des décisions de la Fide et l’examen de la situation financière fédérale laissée par Amazal.

. Semlali demande le silence, soutenu en cela par le représentant du ministère de tutelle. Après dix minutes de palabres, celui-ci revient.

e président par intérim de la FRME explique que le rapport est basé sur les seules déclarations de deux personnes sur l’ensemble des 6 ou 8 concernées. Que la commission d’enquête n’a jamais réuni l’ensemble de ses membres… D’un autre côté, il demande à l’assistance de tenir compte de l’enquête d’un an et des décisions prises par la Commission d’éthique de la Fide. La FRME ne peut passer outre de telles décisions émanant de l’instance internationale à laquelle elle est affiliée, ajoute-t-il en poursuivant que la situation actuelle et la plus grave qu’ait connue la fédération depuis sa création tout en exhortant l’assistance à tenir compte de l’état problématique actuel de la FRME notamment en ce qui concerne les finances et le matériel et de décider des mesures à prendre pour y remédier en toute responsabilité. M. Semlali recommande pour la suite l’examen des suspensions et des sanctions touchant certains joueurs et dirigeants ici présents, ainsi que la révision des règlements statuaires et organisationnels dans leur ensemble. La nécessité d’assainir la situation et le climat malsain de la FRME devient en ces instants pénibles de la plus grande urgence dans l’intérêt de notre sport. Il met en relief les dangers qui guettent la fédération si la situation continue à perdurer et si les plaintes continuent à pleuvoir sur la tête de la FRME notamment en ce qui concerne les falsifications des normes d’arbitrage, surtout si ces dernières sortent du cadre échiquéen pour s’introduire dans la justice marocaine, sans omettre celles qui pourraient s’ajouter en raison de factures impayées, conclut-il. Après quoi, il appelle l’intervenant suivant. Il s’agit de l’une des principales personnes incriminées par le rapport de la commission d’enquête. Il en appelle au calme et sollicite la réflexion responsable de l’assistance. Il explique pourquoi, il n’a pas répondu à la convocation de la commission d’enquête : « Dès le début, la constitution de cette commission a prêté à controverse. La majorité des personnes la composant sont considérées comme étant proches personnellement de l’ex-président loin des liens échiquéens normaux ». A la suite du jugement de la Fide le 30/08/2007, le rôle de cette commission pose question en matière de compétence.

a preuve c’est que les accusations portées contre mon intégrité morale sont là, bien réelles mais évidemment trompeuses. Je le répète très respectueusement devant l’assemblée générale. Je n’ai à aucun moment trempé dans les falsifications ni de près ni de loin. Les documents que je vous montre dont je remets copies à Monsieur le représentant du Ministère de la Jeunesse et des Sports, ici présent, confirment la vérité de mes affirmations contrairement aux conclusions fausses du rapport de la commission d’enquête. Ce sont les passages du rapport moral 2004 de la fédération, approuvé par votre assemblée qui prouvent que mon nom n’est pas indiqué dans l’arbitrage des championnats nationaux masculin et féminin de Mohammédia en 2004. En plus, ci-joint, les attestations de joueurs internationaux dont la crédibilité ne fait pas de doute ainsi que celles d’arbitres présents à cette manifestation. Que faut-il de plus pour affirmer la vérité et éclairer l’assemblée sur les tentatives visant à dégager la responsabilité de l’ex-président sur ma modeste personne… » ? A ce moment là, l’ex-président se lève instantanément, intervient violemment en coupant la parole de l’intervenant, et en criant au menteur… ! Menteur… ! Tu es un menteur ! Vous êtes tous des menteurs à la solde d’El Amri qui a juré à ma perte. Menteur… ! Menteurs… !!! Messieurs les présidents et représentants des clubs nationaux, c’est un menteur, ce sont des menteurs, c’est un menteur, ce sont des menteurs. Moi, je n’ai rien fait, c’est lui, c’est eux ! Je suis une victime expiatoire du machiavélisme sournois et rampant de la clique que vous connaissez tous !!!

e président par intérim demande le calme et le respect de la prise de parole des intervenants, ce à quoi il se voit répliquer par l’ex-président « Je dois me défendre, toi tu es avec eux ! ». S’ensuit une nouvelle palabre de dix minutes qui se réduit peu à peu avec l’épuisement des arguments et des cris des uns et des autres.

uel tumulte mes amis. Ouf ! Il est 11h35. Et ça ne fait que commencer !


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