Etaient présents à cette réunion :
1. Abdelmajid Mounib, coordinateur de la commission, et 2ème Vice président de la FRME, (DHJ El Jadida) ;
2. Abderrahman Laghmari, membre, (Enseignants de Taza) ;
3. Mohamed El Mejati, membre, (Faras Al Arabi Ksar El Kébir) ;
4. El Mekki El Azzouzi, membre, (AS Salé) ;
5. Mustapha Amazal (ex-président démissionnaire de la FRME et Club Raja Casablanca) ;
6. Huissier de justice M. El Moutawakil, (Tribunal de 1ère Instance de Casablanca) ;
7. Boujemâ Kariouch, arbitre national (IZ Khémisset).
Première question tout de go : On me demande de confirmer, d’après une lettre sur l’honneur que j’avais écrite à ce propos et après m’en avoir fait la lecture référencielle, si effectivement, M. Youssef Boukdeir était absent à Mohammédia dans le cadre des championnats nationaux individuels homme et féminin en 2004 ? Je confirme cette absence en soulignant « dans l’arbitrage ». Ajoutant qu’en sa qualité de Directeur Technique National, il n’officiait pas dans l’arbitrage de ces compétions. « Est-ce que Boukdeir était présent à Mohammédia ? », me demande-t-on. Je réponds que je parle seulement de l’arbitrage. On me demande de remettre la copie de cette lettre d’honneur. Je réponds que je ne l’ai pas apportée. Je n’ai avec moi, seulement, que les documents, concernant mon cas, et que si on me l’avait demandé auparavant, je l’aurais apportée.
Amazal intervient et me montre par l’intermédiaire d’un membre de la commission un rapport des championnats de Mohammédia dans lequel figure la signature de M. Boukdeir et qui prouve, selon lui, qu’il était présent dans l’arbitrage à Mohammédia, il me montre aussi quatre documents signés par deux joueurs et deux arbitres internationaux présents à Mohammédia en qualité de joueurs et d’arbitres, attestant que M. Boukdeir était effectivement présent en qualité d’arbitre assistant à Mohammédia.
Un membre de la Commission demande à l’huissier de noter que les personnes signataires des attestations sont deux joueurs du club du président, et deux arbitres internationaux « proches » de l’ex-président.
Puis on m’informe que M. Boukdeir lui-même déclare qu’il n’était pas à Mohammédia. Je suis étonné par ces documents dont la signature est légalisée, mais je confirme que M. Boukder n’était pas dans l’arbitrage à Mohammédia. Amazal et un membre de la commission me demandent : « N’est-ce pas Boukdeir qui vous appelait pour venir arbitrer une compétition ? ». Je réponds que oui, bien souvent soit par téléphone, par correspondance.
Les questionnements se suivent et tentent de me faire dire que M. Boukdeir faisait tout, soit dans la technique soit dans l’arbitrage. Je réponds que la responsabilité première et celle du président amazal tellement la FRME manquait d’organisation et en tant seule personne élue par l’assemblée générale.
Amazal, toujours sous tension depuis le début de la réunion, me traite de menteur et demande avec force de voix à l’huissier d’inscrire sur le rapport que je suis un menteur. C’est sec et net.
Puis on me demande de remettre les documents concernant mon cas. Je remets les documents suivants :
1. Imprimé fédéral indiquant mon nom comme arbitre adjoint à Settat pour les qualifications individuelles hommes en 2004 ;
2. Copie de la fenêtre du site de la Fide où ce même Tournoi de Settat est enregistré avec mon nom ;
3. Copie de la liste des participants de Settat inscrite sur le site de la Fide. Les joueurs peuvent témoigner que je n’étais pas à Settat ;
4. Copie de ma Déclaration sur l’honneur légalisée où j’atteste n’avoir jamais été présent à Settat ;
5. Copie de la fenêtre du site de la Fide où est enregistré un Tournoi du Ramadan à Rabat en 2003 et où mon nom est inscrit en qualité d’arbitre principal, alors que je n’ai jamais arbitré de tournoi de Ramadan à Rabat ;
6. Copie d’imprimé de norme en règle effectuée au tournoi Grand Prix de Sa Majesté Mohammed VI à El Jadida en 2004, signé par l’AI Sultan Al-Taher (EAU) arbitre principal ;
7. Copie de la fenêtre du site de la Fide où ce Tournoi est enregistré mais où mon nom n’y est pas inscrit ;
8. Copie d’imprimé de norme en règle effectuée au tournoi Zonal Africain 4-1 de Taza en 2005, signé par l’AI El Nami Abdellah (Lybie) alors que mon nom ne figure pas dans la site de la Fide où est enregistré ce tournoi.
Enfin, je pose la question du pourquoi mon dossier d’arbitre Fide (et bien avant International) n’a pas été envoyé à la Fide ? .
Dans une série de discussions, un membre de la commission déclare que c’est à l’arbitre de faire la demande à la Fide et d’en payer les frais afin d’avoir son titre d’AI ou d’AF. Alors que c’est le contraire. Etonnant, venant de la part d’un président de club et, de surcroît, d’un vice-président de la FRME.
Sur l’imprimé fédéral en (1), Amazal rétorque qu’il n’y a pas de cachet de la FRME ni sa signature. Je réponds qu’il y a toutefois l’en-tête fédéral et que ce document comporte des noms et des références. Et puis, si ce tournoi figure sur le site de la Fide, c’est qu’ un dossier complet, cacheté et signé a bien été reçu par la Fide.
Après ceci on retourne rapidement au sujet de Boukdeir qui fut le centre d’intérêt de la commission.
Les autres documents ne sont pas discutés, ils seront examinés ultérieurement selon un membre de la Commission...
Je demande à l’huissier d’inscrire mes « réserves » concernant l’absence du représentant du ministère de tutelle qui doit normalement être présent en tant que membre de la commission selon les recommandations de l’AGO du 28/10/2007. Après quelques palabres, j’insiste que c’est mon droit d’émettre cette réserve tout en indiquant à un membre de la Commission que je ne doute pas de leur honnêteté.
Il y a eu beaucoup de discussions, parfois chaudes, notamment entre l’ex-président et un membre de la Commission qui a failli quitter les travaux.
Voilà, grosso-modo, ce qui s’est déroulé lors de cette réunion qui a vu l’absence d’autres membres de la commission et de personne convoquées.
___________________________________________________
CE QUE JE PENSE DE TOUT CELA :
Il serait naturel de dire ce que je pense personnellement de cette réunion à laquelle j’ai été présent. Seul.
Tout d’abord j’ai constaté que les travaux de cette commission, en ce jour de vendredi 8/2/2008, se basaient sur une stratégie et une tactique bien défénies et bien précises : Celles de chercher à faire prouver que les falsifications des normes d’arbitrage constituent la responsabilité du seul Youssef Boukdeir. Ou tout au moins de trouver une « faille » dans le rapport de la Fide au moyen d’un « contradiction » des déclarations des personnes convoquées. C’est clair et net pour moi. Il s’agit de « sauver » Amazal. Je peux me tromper, mais cependant c’est le sentiments fort qui m’a imprégné lors des travaux de la réunion.
On pourra en dire ce qu’on voudra. M. Boukdeir reste la bête noire d’Amazal. Si l’on démontre qu’il faisait presque tout à la FRME et notamment dans la préparation des documents d’arbitrage et qu’innocemment amazal signait en toute confiance, la commission aura réussi ce que souhaite l’ex-président.
Je reste persuadé que la solution finale concernant toutes les questions relatives aux falsifications des normes d’arbitrage ne peut venir que par la Justice marocaine. Elle, et elle seule, pourra clore définitivement ce douloureux dossier malgré les conséquences qui découleront inévitablement du pénal. Tant est l’âpreté d’amazal de défendre l’indéfendable au détriment de la réalité. Sinon on ne s’en sortira pas.
Il y a eu beaucoup de discussion parfois hors sujet, souvent tellement animée que certains membres de la commission arrivaient avec peine à calmer les protagonistes... Je n’arrivais plus à suivre ce que l’huissier de justice inscrivait ou pas de la discussion qui coulait à flots.
En tout état de cause, le climat reste malsain au sein de la FRME, je l’ai ressenti fortement.
Et, en moi-même, je pense à M. Semlali, le nouveau président de la FRME par intérim. Je lui tire mon chapeau pour tout ce qu’il entreprend pour ramener l’ordre fédéral depuis sa prise fonction à la tête de la FRME. Ce n’est pas évident... !
Par ailleurs, je remercie l’amabilité des membres présents de cette commission, avant, lors et après la réunion, tout en regrettant le comportement « chaud », pour ne pas dire plus, de l’ex-président qui parfois se posait dans le rôle de questionneur (inquisiteur ?) déterminé en voulant également tenter de me prendre à défaut pour me décrédibiliser.
Il aurait été mieux que cette commission ne perde pas son temps et l’argent de la FRME dans cette enquête futile, il aurait mieux valu qu’elle examine la refondation des statuts de la FRME, des règlements intérieurs ou autres de ce genre. Cela aurait été plus profitable à tous qu’à l’intérêt d’un seul homme déjà jugé par l’instance mondiale des Echecs.
Enfin : J’étais venu face à la commission pour avoir au moins quelques réponses sur mon cas.

