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Bloc-notes 64 – n°4

Un audit des comptes de la Frme

Une necessite de transparence
Publié le jeudi 31 janvier 2008.


Le pessimisme est d’humeur. L’Optimisme est de volonté

Aujourd’hui, il ne fait plus de doute que le dernier rapport financier présenté à l’assemblée générale ordinaire du 20 mai 2007 à Casablanca, cachait des dysfonctionnements de compte ou plutôt des manipulations douteuses qui donnaient un solde trompeur.

Ce qui est corroboré par les faits suivants :

1. Les réserves émises sur des documents et sur les comptes financiers de l’ex-président démissionnaire lors de la passation des pouvoirs par le nouveau président par intérim M.Hassan Semlali ;

2. Les dettes de la FRME sous l’exercice de l’ex-président démissionnaire d’un montant estimé à plus 300 000,00 dh. Somme qui n’a pas apparu dans le rapport précédemment cité ;

3. La disparition soudaine des jeux et pendules d’échecs qui servaient à l’organisation des compétitions fédérales ;

4. Le solde restant de 1 000.00 dh environs dans les comptes de la FRME, enregistré lors de la passation de pouvoir entre le président démissionnaire et le nouveau président Semlali ;

5. Les réactions intempestives de l’ex-président et de sa clique à l’encontre de M.Hassan Semlali et de sa politique de transparence.

Une situation qui a de quoi faire pleurer …

De nombreuses suspicions qui resteront sans réponses si l’assainissement de la fédération ne passe pas par le contrôle de la gestion financière de 2000 à 2007. Tout l’exercice de l’ex-président démissionnaire doit-être passé au crible. C’est une nécessité morale, mais aussi une obligation pour rétablir réellement « la bonne gouvernance » de la FRME en matière de gestion financière des deniers publics à laquelle s’est attelé M.Hassan Semlali.

Mais, quand nous disons contrôle, cela ne veut pas dire présenter les recettes et les pièces justificatives de dépenses à un comptable expert pour qu’il délivre une attestation comme celle qui accompagne les rapports financiers de la FRME au cours des exercices de l’ex-président démissionnaire. Non ! C’est trop facile.

Contrôle et contrôle « sérieux », veut dire « audit ». En effet ce n’est que par un audit effectué par un cabinet d’expertise financière que les masques tomberont nets sur la gestion fédérale 2000 – 2007.

A n’en pas douter bien des choses monstres surprendront plus d’un. Nous découvrirons avec stupeur combien nous avons été « berné » et combien est grande la responsabilité des clubs pour leur « faiblesse » incarnée dans leur vote positif à tout va lors des assemblées générales durant la période 2000-2007 de l’ex-président démissionnaire, qui, soit dit en passant, déclare à qui veut bien l’entendre que la présidence de la FRME lui retournera.

Oui, mais la commission d’enquête sur l’arbitrage marocain, sa planche de salut, -c’est ce qu’il continue de croire dur comme fer- reste orpheline du représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports lequel ne reconnait pas que cette commission puisse être supérieure aux décisions de l’instance suprême internationale qu’est la Fédération Internationale des Echecs (FIDE). On se rappelle que la FIDE a suspendu de ses activités internationales l’ex-président démissionnaire pour 3 ans et la FRME pour 2 ans en raison des falsifications des normes d’arbitrage après une année d’enquête sur cette question. Alors reprendre l’étrier de la FRME parait un peu court sinon illusoire.

Surtout que ce « problème » des normes d‘arbitrage ne doit pas cacher un autre problème hautement plus grave qu’est la gestion financière 2000-2007. Aussi l’exigence d’effectuer d’urgence un audit sur les comptes de la FRME, sous l’ère de l’ex-président, est-elle, au risque de nous répéter, une obligation pour mettre un terme définitif à la situation problématique actuelle des échecs marocains. Dans la logique des choses, l’audit demeure la première étape prioritaire sur laquelle une refondation de la fédération peut-être envisagée sérieusement. Dans le cas contraire « la pomme » fédérale restera toujours avariée.

Savez-vous, chers Lecteurs, que la première chose faite par M. Abdeslam Ahizoum (PDG de Maroc-Télécom), après son élection à la tête de la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme fut un audit. Pourtant il n’y avait pas de suspicion sur les comptes de la FRMA. Seulement, en bon gestionnaire de la chose publique qu’il est, M. Ahizoun voulait travailler à partir de bases saines. Savoir à quoi s’en tenir.

Bel exemple à méditer.


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