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Bonne Année 2008 !

Etranges parties

publication samedi 5 janvier 2008. Enregistrer au format PDF
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Des parties d’une autre nature.

Vaut mieux en rire !

Je souhaite de grand coeur que 2008 soit enfin une année de tous les défis, de tous les espoirs et de la construction. La Grande construction auréolée par un cercle mobilisateur.

Je souhaite également pour 2008, mes vœux sincères et profonds à tous les membres, un par un, qui composent cette extraordinaire famille échiquéenne marocaine. Santé, bonheur, prospérité et succès pour 2008 et bien au-delà.

Mais ces souhaits seraient faibles si je ne les accompagne pas par un « petit quelque chose » qui ferait sourire et plaisir à la fois.

Aussi, j’ai choisi de vous présenter trois courtes et étranges parties qu’un fil invisible relie sans doute, faisant de l’ensemble une partie d’une autre nature et, peut-être, d’une autre signification.

Ouvrez bien vos yeux, je vous conte l’histoire de ces trois parties. Une histoire bien dans le style de celle que l’on raconte autour d’un échiquier.

Cela se passe dans une petite ville d’Europe, il y a de cela des années. Un Comte très populaire dont j’ai oublié le nom, chevronné et redouté pour son niveau de jeu, imbattable dans la région, enchaînait, partie après partie, contre des joueurs et admirateurs du comté dans une vaste salle. Lorsqu’il leva pour la énième fois la tête pour estimer avec orgueil la foule autour de sa table, il aperçu un homme faisant une moue après qu’il ait joué son coup sur l’échiquier. Touché dans son orgueil par la grimace de l’homme, notre champion l’invita fermement à s’assoir devant lui pour jouer séance tenante une partie. L’homme voulu répondre : « Mais, Messire, je… ». Il n’eut pas le temps de terminer son propos. Le Comte s’était levé et lui ordonnais de s’assoir. De crainte de subir sa foudre, l’homme, tout confus, s’assoie enfin.

Sous les regards des spectateurs qui affluait de plus en plus, le comte dit : « J’ai les blancs, je commence ».

Voici le déroulement de la partie :

Position finale :

Quoi !!! Mat ! « Vous m’avez maté ??? » dit le Comte qui n’en croyait pas ses yeux. « Mais Monseigneur, je… », voulu répondre l’homme. « Il n’y a rien dire, vous m’avez eu par surprise, reprenons une nouvelle partie ».

Voici cette Deuxième partie :

Position finale :

« Hein » ! Le silence total couvrait la grande salle. Le Comte devint rouge comme une tomate, il allait presque étouffer. Toutefois, il se reprit, blessé dans son orgueil et toujours sans laisser parler l’homme, il ordonna une autre « revanche ».

Voici cette Troisième et dernière partie qui va nous éclairer sur bien des choses :

Position finale :

« Quoi !!!!!!!, mais qu’est-ce que vous faites, vous n’avez pas le droit de prendre mon Roi !, éclata le Comte »

Toute l’assistance se mit alors à éclater de rire.

L’homme tout penaud dit : « Mais Monsieur, depuis le début j’essaye de vous dire que je ne sais pas jouer à ce drôle de jeu et vous ne m’avez jamais laissé parler ! »

On aura deviné que l’homme qui ne savait pas jouer copiait les coups de son adversaire.

Depuis, dans les chaumières de la région, on continue à parler joyeusement de ces trois parties et de la déconvenue du Comte. Ce dernier ne s’en fut jamais remis. « Référence pour les parties : Revue Mat n°9 novembre 1975 ».


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