Edgard Winter propose : Mystères non résolus aux échecs
14.02.2007 – Depuis le début des Notes aux Echecs, voilà plus de 25 ans, on a pu discuter de centaines de mystères et intrigues, avec beaucoup d’entre-eux réglés d’une manière satisfaisante, souvent grâce aux lecteurs. Quelques questions sont restées, malgré tout, d’une façon tenace et têtue insolubles – au moins jusqu’à maintenant – et une sélection de ces problèmes est présentée ici. Les lecteurs sont invités à la chasse aux solutions.
Mystères Non Résolus Aux Echecs Par Edward Winter
La photographie Fischer-Karpov (C.N. 3588)
En premier lieu, il y’a une affaire apparemment simple qui induit en erreur. Il provient, dans les pages 161-162 de la part de Karpov, au sujet de Karpov (New York, 1991), une description des discussions au milieu des années 1970 entre Fischer et Karpov quant à un match possible du championnat du monde :
‘Après les négociations nous commençâmes une promenade partout à Tokyo. J’ai eu peur que les chasseurs d’autographes allaient nous harceler, mais, à ma stupéfaction, personne ne s’est approché de nous. Etant à pieds dans la rue, deux joueurs d’échecs les meilleurs dans les temps modernes, leurs photographes n’ont jamais pratiquement quitté la première page – vous pourriez penser qu’ au moins quelqu’un aurait remarqué. Juste après, j ai compris qu’une chose pareille n’est possible que dans une seule place sur la terre : Tokyo.
Une photographe – La seule où Fischer et moi-même sommes ensemble – a été prise. Le président de la fédération Japonaise des échecs, Matsumoto, a gagné les faveurs de Fischer, qui détestait les journalistes encore plus que leurs articles, et avait pris notre photo ‘pour son album de famille’. Quelques jours après, le cliché était vendu à l’Agence France-Presse, qui l’avait à son tour distribué partout dans le monde.’
La référence à ‘partout dans le monde’ suggère que la photographe de Fischer et Karpov devrait être banale, pourtant personne ne connaissait le lieu où il a été publié
.
Bronstein v Goldenov (C.N. 4762)
Juste un peu de temps après la mort de David Bronstein en 2006 Pierre Bourget (Canada) évoquat le match D. Bronstein Vs B. Goldenov , à Kiev en 1944, qui est offert dans divers bases de données comme suit : 1 e4 e6 ; 2 d4 d5 ; 3 Cc3 Cf6 ; 4 Fg5 Fb4 ; 5 e5 h6 ; 6 Fd2 Fxc3 ; 7 bxc3 Ce4 ; 8 Dg4 g6 ; 9 Fc1 c5 ; 10 Fd3 cxd4 ; 11 Ce2 Cc5 ; 12 cxd4 Cxd3+ ; 13 cxd3 b6 ; 14 h4 h5 ; 15 Df3 Cc6 ; 16 Fg5 Ce7 ; 17 O-O Fa6 ; 18 Tac1 Dd7 ; 19 Df6 Tg8 ; 20 Tc3 Cf5 ; 21 Cg3 Cxd4 ; 22 Tfc1 Cb5 ; 23 T3c2 Dd8 ; 24 Df4 Dd7 ; 25 a4 Abandonne
Cependant, monsieur Bourget a indiqué que ce match avait apparu ailleurs, et le plus notamment dans les éditions récentes du Trésor Doré des Echecs par F. Wellmuth/I.A. Horowitz, et procédé par le coup 24 avec, en empreintant les mots de l’ouvrage en question, ‘un des coups gagnants les plus étonnants enregistrés’.
24 Tc8.
Le Trésor donna à ce coup trios points d’ exclamation, mais quelle est la vérité tournante autour de ce match ?
‘Garry Kaspartov’ (C.N. 4150)

Dans C.N (information des échecs 4150) Miquel Artigas (Espagne) a attiré l’attention à un ouvrage de 128 pages en langue Espagnole, publié en 1999 par Ediciones Altosa avec un auteur jusqu’au là inconnu sur la première face de la couverture : ‘Garry Kaspartov’. Notant que le livre était mal écrit, techniquement faible et démodé, notre correspondent cita les exemples suivants dans une tentation d’aider à identifier les origines du texte :
Capيtulo III. Regla 3ھ (page 29) : “Si se ha empezado una partida con una pieza de menos habiéndose efectuado la cuarta jugada de ambas partes, serل obligatorio acabar la partida sin poder colocar la pieza olvidada en su lugar correspondiente.” [si un match débuta avec une pièce de moins et les deux joueurs ont accompli leur quatrième coup, il sera obligatoire de compléter le match sans être capable de poser la pièce oubliée sur sa case exacte.]
Regla 17ھ (page 32) : “El que da de ventaja una torre, puede igualmente enrocar del lado en que falta esta torre diciendo : enroco.” [Le joueur qui donne les chances à une tour peut aussi effectuer le roque à l ‘aile où cette même tour a été déplacée, se disant : je roque.] Capيtulo XVI. Consejos (page 121) : “Tenemos que procurar hacer el enroque lo antes posible y siempre antes de las ocho primeras jugadas, siendo este sيntoma ideal.” [Nous devons être capable de roquer le plus vite possible et toujours dans les premiers huit coups, ce qui est considéré la méthode idéale.]
Qui était responsable de la publication de cet ouvrage et de l’utilisation de ce nom décevant et trompeur ‘Kaspartov’ ? Le texte n’a aucune ressemblance à aucun texte écrit par Garry Kasparov. Dans un article subséquent de C.N nous avons mentionné que le seul match originale présenté dans ce livre était le suivant :

Cette victoire de Keres dans les championnats de l’ USSR en 1965 fut, en réalité, joué contre Kuzmin, et non Simagin. Pourrait ceci peut-être constituer une clef utile quant à la provenance de ce volume espagnole ? Est-ce que d’autres livres ont commis la même erreur événementielle ?
Hitler et Lenin (C.N. 4055)
Bref dans la sélection actuelle, il y’ a la photo du censé présumé Hitler en train de jouer aux échecs contre Lénine :

Abordant ce sujet dans Notes aux échecs, Edward Hamelrath (Allemagne) écrivait :
‘Cette gravure émane du magazine de l’extrême droit (maintenant défunt) Europa Vorn (nombre spécial ¼. Trimestriel 1991) dans un article intitulé ‘Uni par la cloche’ écrit de la part de “v. Freisaك”. Divagation sur la politique internationale du vingtième siècle sans faire de référence à la photographe elle-même. Ce n’est même pas exactement évident que c’était le titre – soit c’est ‘Lénine avec Hitler’ ou bien ‘ Lénine avec Hitler auprès des échecs à Vienne 1909’. (Les Commandements suprêmes …’ Le commentaire en dessous de l’image était tout simplement récolté du texte.) En tout cas, la figure de Hitler correspond beaucoup plus à son apparence dans la moitié des années vingt (1920s) plutôt qu’en 1909’.
Une image pareille devrait, évidemment, être considérée avec beaucoup de prudence, mais quoi de plus peut être découvert ? Tout ce qu’on est capable d’ajouter jusqu’ici s’agit d’une référence à Hitler qui avait probablement joué aux échecs avec Lénine à Vienne en 1909 comme il est paru en page 188 de Persِnlichkeiten und das Schachspiel publié par B. Rüegsegger (Huttwil, 2000).
Informations et/ ou propositions, concernant mystères du livre de Kasparov et/ou la photographie Hitler et Lénine face-à-face sur un échiquier, devraient être adressés aux chess mysteries, Edward Winter, Chessbase.
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