Premier Zonal Africain ou l’Histoire d’un Titre de MI
• Aux temps où la FIDE gérait en maître absolu le système du Championnat du Monde d’Echecs, Il fallait faire un parcours marathonien pour accéder aux places d’honneur. On devrait passer naturellement par la sélection nationale, puis disputer les tournois zonaux, ensuite les inters zonaux (des compétitions se déroulant en toutes rondes, selon l’ancienne cadence : 2h30/40 coups, avec parfois 22 participants et un mois de lutte échiquéenne acharnée). Commencèrent alors les tournois de candidats, souvent organisés selon le système de matchs avec 08 parties, jusqu’au match au sommet où le champion en titre attendait, en fin de ce parcours épuisable, l’arrivée de son challenger, pour une lutte sans merci, dont celle interminable entre Karpov & Kasparov, qui durait plus de cinq mois (septembre1984- février 1985) et fut arrêté en catastrophe par le président de la FIDE F.Campomanes ; Une décision largement critiqué , mais il a fallu faire quelques choses pour stopper la série interminable de nulles, et l’impossibilité d’attendre le score stipulé : 06 victoires !
• Dans ce système éprouvant, l’Afrique était le parent pauvre. A l’instar du Football avant 1970, notre continent n’avait pas sa propre zone. Les meilleurs joueurs africains, selon un faible quota, devraient disputer un zonal assimilé à l’Europe avec des chances quasi nulles de qualification et de titres. Ce ne fut qu’en 1981 que la FIDE accordait à l’Afrique le droit de se constituait en zone autonome, et d’organiser son propre tournoi qualificatif dans la cadre du cycle du Championnat du Monde.
Le Contexte :
• Forte de ses ressources financières et l’appui de son leader, la Fédération de Jamahirya de Libye, se proposait d’accueillir le premier Zonal Africain du 17 Octobre au 06 novembre 1981 à Tripoli. Il s’agit d’un tournoi toutes rondes, avec 16 joueurs ; Le Maroc avait droit à deux représentants, l’Algérie un seul, la Tunisie, avec trois participants. partait largement favoris, dont Bouaziz à sa tête, et la présence réconfortante de Reda Belkadi, alors vice- président de la FIDE pour l’Afrique.
• J’étais classé deuxième au 13° championnat du Maroc qui s’est déroulé à Tétouan dans la moitié du mois de septembre. Bachir Sbia, alors champion en titre, s’est désisté pour des raisons professionnelles ; Mouhsine, le talentueux joueur de Salé, troisième ne fut pas au rendez vous, pour des raisons que j’ignore toujours. C’est donc mon coéquipier Abdelhafid Elamri, 4° au classement qui devait m’accompagner dans cette aventure libyenne !
• En effet, il s’agit d’une réelle aventure que nous devions vivre. D’abord les liens du Maroc avec la Libye étaient au plus bas ; les relations diplomatiques furent coupées avec ce pays, principal pourvoyeur de fonds du Front POLISARIO. Le président de la FRME Monsieur Bakali, nous a laissé affronter notre sort, sans désigner d’accompagnateur. On devait compéter en tant que joueurs, et participer, contre notre gré, aux séries interminables de réunions de la « zone 14, africain » et « l’Union Africain des Echecs » présidée par un agent libyen qui ne sait pas jouer aux échecs ; son principal objectif était de condamner « l’hégémonisme » américain, qui refusait alors un visa à une délégation libyenne ! (les circonstances seraient longues à étaler ici !).
Les Péripéties :
• Dans ces circonstances notre séjour à Tripoli fut semblable à un épisode du fameux « 1984 » de Georges Orwell, qui se serait produit avant sa date fatidique ! The Big Brother y était bien en place avec sa pléthore de Comités populaires qui sont présents partout ; leur omniprésence est rappelée à tout le monde, même dans les toilettes !
• L’hébergement fut quand même confortable dans le meilleur hôtel de la capitale, malgré l’ambiance qui est régnait ; On était plutôt logés dans un nid d’espions qui pourrait faire penser à Prague en pleine guerre froide. La télévision gérée par les comités révolutionnaires nous matraquait avec des slogans et des hymnes à la gloire de la Jamahyria et son guide éternel, les paraboles n’existaient pas alors ; les rares périodiques importés sont obsolètes et sujets à une censure rigoureuse.
• Coté échiquéen, une surprise de taille nous attendait ! si le seul vainqueur de ce tournoi aura droit à disputer l’Inter zonal, les derniers règlements de la FIDE stipulaient que tout joueur qui réalise plus de 66,66°/° des points dans un tournoi zonal obtiendra d’office le titre de Maître International ; Avec 57°/° c’est le titre de Maître FIDE. L’enjeu est de taille ; Seulement on est arrivée à Tripoli sans préparation spéciale, et je jouais, personnellement ma première véritable compétition internationale dans ces conditions psychologiques terribles, où l’on craignait pour notre vie, sans exagération aucune !
• Pour la première place les jeux semblaient déjà faits. C’est le Tunisien Slim Bouaziz, Maître International confirmé qui devait l’emporter ; Mais c’était sans compter avec le Zimbabwéen DONNELLY, MI aussi. Les deux autres tunisiens Hmadi et Kaabi devraient boucler la boucle. Les autres joueurs se connaissaient mal ; Les bases de données n’existaient pas alors ; seul l’Informateur, publication s’intéressant essentiellement aux grands tournois pouvait, à l’occasion fournir quelques éléments d’information.
Le déroulement :
• J’ai pourtant bien entamé ce tournoi. A la première ronde (anticipée) je fis nul contre mon compagnon Elamri. A la deuxième je remportai une victoire facile contre le joueur libyen Tawangi. A la troisième ronde j’affrontai Bouaziz où j’avais les blancs ; ce fut une sicilienne Najdorf très disputée où j’ai du forcer l’échec perpétuel au 37° coup alors que mon adversaire lui resta à peine quelques secondes à la pendule. Mais ma position - d’après l’analyse post mortem - s’avéra perdante ! ( Voir parties en annexes ).
• Ma partie suivante au titre de la quatrième ronde contre le plus fort joueur libyen, Majebri, s’annonça de mauvaise augure .On était constamment harcelés par les organisateurs pour « représenter le Maroc » aux réunions interminables de l’Union Africain des Echecs et la Zone 14, à caractère politisé. Au douzième coup, j’ai gaffé en donnant une pièce contre deux pions ; J’ai, par la suite, amélioré ma position qui se transforma en finale archi nulle ; Bis repetita , On vient nous déranger pour de plus belle, je perdis le fil de la partie : 1-0.
• Démoralisé par cette défaite, je perdais ma partie suivante contre le Tunisien Kaabi, mais parvenais à remonter la pente en gagnant contre Mansour des Iles Maurice et le représentant de l’Ouganda W.Zabazaja. A la 8° ronde je devais affronter le MI de Zimbabwe, Donnelly qui se trouva en tête avec 6,5 sur 7. Il a annulé sa unique partie contre Bouaziz en 16 coups, car ce dernier avait la peur dans les veines...Je jouais sans complexe, défiant sa spécialité « Philidorienne » malgré la mise en garde de Bouaziz qui voyait déjà le titre et la qualification se filaient entre ses mains. Ce fut une partie mouvementée ou Donnelly essaya de me surprendre dés le 9° coup en jouant b5 au lieu de l’habituel et solide Te8. Après quelques coups de préparation je me suis décidé pour un sacrifice positionnel de qualité entamé par 13.dxe5 dxe5 14. Txd7 ! conduisant à une position très compliquée avec des possibilités tactiques immenses ( voir la partie en annexe ). Récupérant la qualité, avec un net avantage en final, je me voyais déjà assuré de la suite du Tournoi, ayant déjà eu à affronter les meilleurs joueurs ! Et voilà juste que je me concentrais sur le coup de grâce, que les responsables libyens m’appelait au téléphone me sommant de précipiter la partie et ne pas laisser le siège marocain vide ! J’ai immédiatement commis une faute terrible en jouant 47.a4 ?? au lieu de Tf4 ou simplement Tb4, assurant le gain ; la finale de Tours devint subitement nulle malgré l’avantage d’un pion.(voir position suivante)
Position I-« Rian -Donnelly »
Blancs : Rf2, Th4, P g2,b2,h3 et a3. Noirs : Rg7, Te5, P f5, b5 et f7.

• Avec seulement 4,5 sur 8 et des ratages démoralisants, il m’a fallu bien gérer la suite du Tournoi afin d’obtenir 5,5 sur les 7 dernières rondes. Ma partie décisive fut jouée à la douzième ronde face au nigérien Omuko (M.FIDE), ou je devais gagner à tout prix. Contre une défense Owen qu’il a préparée en collaboration avec les tunisiens j’ai obtenu les meilleures chances, mais j’ai compliqué ma position et à l’heure fatidique de l’ajournement, ma finale parait difficile, voire sans espoir aux yeux des nombreux spectateurs attentionnés. ( voir position ) j’ai mis mon 48° coup sous enveloppe Re6 amorçant une suite tranchante, rapidement écartée par le Nigérien et ses assistants lors de l’analyse. Même mon compagnon Elamri ne croyait pas ses yeux ; car il fallait penser à la possibilité du cavalier blanc encerclé en a4, de revenir juste en 3 coups via c5, e4 et g3 ou f2 contrôlant la case de promotion du pion h noir ! Mon adversaire surpris par ce dénouement « incroyable » pleura de toutes ses larmes, voyant ses chances de décrocher le titre de MI s’évaporer.
Position II- « Rian -Omuku » Blancs : Rf5, Ca4, P a2, c4, e4 et d5. Noirs:R b7, Ff6, Pc5,d6 et h7.

• Pour la suite du Tournoi j’étais plutôt confiant : deux victoires assez faciles face aux représentants du Mali et du Sychelles et une courte partie nulle avec l’Algérien Benhadi Madani.
Le Dénouement :
• Avec 10 sur 15 ç.à.d. plus de 66°/° des points requis, le titre de Maitre International m’était assuré ! Bouziz remporta le Tournoi avec 13 sur 15 suivi de 2. Hmadi (Tunisie) ; 12,5 3.Donnelly 11,5 ; 4.Benhadi Madani (Algérie) 11 ; & 5°-6°.Rian et Kaabi (Tunisie) 10 ; Les deux représentants de la Tunisie ainsi que Madani d’Algérie, obtiennent également ce titre, instaurant un record pour le continent africain, suscitant des critiques concernant cette formule, préalablement conçue pour encourager les échecs dans « les pays en développement » . Elle sera, pourtant, retenue par la FIDE, pour tous les cycles ultérieurs comptant pour le Championnat du Monde.
• Deux autres joueurs ont réussi leurs normes de Maitre Fide.Il s’agit du libyen Majebri et de mon coéquipier abdelhafid Elamri qui obtinrent , respectivement, 9 et 8,5 sur 10, soit plus de 57 °/° des points requis.
• Ce ne fut nullement facil pour Monsieur Elamri. Il a réalisé cette norme dans des conditions vraiment terrifiantes ! A la dernière ronde il devait affronter le Libyen avec l’obligation de gagner. Seulement Majebri, avec 9 sur 14, jouait pour le titre de MI. La Télévision officielle, la presse « révolutionnaire » mettait trop de pression pour appuyer le joueur libyen et doter la Jamahyria de ce titre. Les circuits parallèles commencèrent à travailler alternant séduction et dissuasion ! La rumeur de la vente de la partie circulait librement bien avant le début de cette fatidique de la quinzième ronde. Cependant, tout parait normal, Elamri obtint juste avant l’ajournement une position gagnante. On regagna notre chambre pour une courte analyse, Abdelhafid était blême. On l’avait contacté, menacé... il devait « céder sa partie à son frère arabe ». subitement le Téléphone sonna.. Elamri quitta précipitamment notre chambre alors qu’il resta 45 minutes avant de reprendre une position sans espoir pour le libyen. El Amri me joigne pour m’annoncer avec un ton pathétique qu « ’il a décidé de donner la partie, les explications seront pour plus tard » ! Je lui est répondu que sachant que la situation est grave, il devait assumer ses responsabilités. Tous les joueurs, la nombreuse assistance, se bousculaient autour de l’échiquier pour savoir comment Elamri va offrir cette partie ! Il n’en fut rien ! Mon coéquipier gagna de façon normale, coupant court à toutes les rumeurs.
• Une nuit blanche nous attendait alors, angoisses, peurs cauchemars et divers scénarios traversèrent nos esprits. D’abord sur les faits, Elamri était effectivement contacté et a subi des pressions énormes de la part de quelques agents dont il ignorait l’identité. On lui aurait par la suite promis une somme importante alors (quelques 50.000 dhs) pour la partie, soit l’équivalent de l’ensemble des prix prévus pour le zonal ! Heureusement pour lui, pour notre réputation il a transcendé toutes ses peurs et réalisé son titre.
• L’histoire ne s’arrêta pas ici ; Il a fallu résoudre un autre problème. Toutes les délégations allèrent regagner leurs pays le lendemain (vendredi) alors qu’on devait attendre trois jours supplémentaires la liaison Tripoli -Casa. On aura fait les pires suppositions qui soient : une séquestration comme c’est arrivé à tant d’autres éléments indésirables ; Une présentation à la Télévision en tant qu’opposants au régime monarchiste ; On se sentait vulnérables sans protection aucune. Heureusement pour nous, et grâce à certaines interventions dont celle de BelKadi, On a réussi à changer notre itinéraire et regagner Casablanca via Tunis. Avec un grand OUF.
• Ainsi je suis devenu, sans l’avoir vraiment cherché, le premier marocain à décrocher le titre de Maître International. D’autres joueurs de valeur tels que Chorfi, Sbia ou Ait Hmidou au top de leurs niveaux auraient mérité d’être à ma place ; Je ne m’en suis jamais vanté.
Epilogue :
• L’année suivante je devins Champion du Maroc, après deux précédentes tentatives où j’ai raté le titre de peu. J’ai attendu cinq ans avant de disputer ma première Olympiade de Dubai 1986, et réalisé mon premier Elo International (2275), grâce à mon résultat au 2° échiquier (8 sur 13). Entre temps, j’ai pris part, avec mes propres moyens -je le souligne- à nombre d’opens internationaux en Espagne, France et Italie. Mais la perspective d’un brin de sponsoring, et a fortiori de professionnalisme, était alors inexistante au Maroc. Je suis donc resté, à l’image de nombreux joueurs de ma génération profondément amateur, captivé surtout par le coté artistique des échecs.
• Monsieur Abdelhafid Elamri qui a vécu avec moi ses péripéties pourrait y apporter son témoignage et clarifier certains points, surtout en ce qui concerne le terrible chantage de la dernière ronde. Parties Annexes :
• M.RIAN - S.BOUAZIZ ( 3° ronde ; Tripoli 20/10/1981)
1.e4 c5 2.Cf3 d6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 a6 6.Fe2 e5 7. Cb3 Fe7 8. o-o o-o 9.Fg5 Fe6 10.Fxf6 Fxf6 11. Cd5 Cd7 12.Fg4 Fg5 13.Fxe6 fxe6 14.Cc3 De7 15.Dd3 Cb6 16.Ta-d1 Ta-d8 17.a4 Dc7 18.a5 Cc4 19.Tb1 Tf-e8 20.g3 Td- c8 21.f4 exf4 22.gxf4 Ff6 23.Cd1 Rh8 24.c3 Tc-d8 25.Ta1 b5 26.Rh1 e5 27.fxe5 Txe5 28.Df3 Tc-e8 29.Dg2 Td7 30.Cd4 Td-e7 31.b3 Cxa5 32.Ce3 Dxc3 33.Cd-f5 Txe4 34.Ta-c1 Dxb3 35.Tc7 Dd3 36.Cxd6 Txe3 37.Cf7+ Rg8 38.Ch6+ Rh8 39.Cf7+ Rg8 40.Ch6+ Rh8 ; Nulle.
• MAJEBRI - M.RIAN (4° ronde ; Tripoli 22/10/1981)
1.Cf3 Cf6 2.g3 g6 3.Fg2 Fg7 4.o-o o-o 5.d3 d6 6.e4 c5 7.Cb-d2 Cb-d7 8.a4 Tb8 9.Cc4 a6 10.a5 b5 11.axb6e.p. Cxb6 12.e5 Cxc4 ?? 13.exf6 Fxf6 14.dxc4 Fe6 15.Cd2 Fxb2 16.Fxb2 Txb2 17.Txa6 Db8 18.Da1 Txc2 19.Ta8 Db2 20.Txf8 Rxf8 21.Dxb2 Txb2 22.Td1 Fg4 23.Ff3 Fxf3 24.Cxf3 Tc2 25.Cd2 f5 26.Rf1 e6 27.Re2 Tc3 28.Cf3 Re7 29.Cd2 d5 30.cxd5 exd5 31.Tb1 c4 32.Tb7+ Rd6 33.Cf3 Tc2+ 34.Re1 c3 35.Cd4 Tb2 36.Txb2 cxb2 37.Cb5+ Rc5 38.Cc3 Rc4 39. Rd2 d4 ?? 40.Cb1 Rb3 41.Rd3 Ra2 42. Cd2 b1=D 43. Cxb1 Rxb1 44.Rxd4 Rc2 45.Re5 Rd2 46.Rf6 Re2 47.f4 Rf3 48.Rg7 Rg4 49.Rh6 g5 50.Rxg5 f4 50.gxf4 Rxf4 51.h4 Abandon.
• M.RIAN - DONNELLY (8° ronde ; Tripoli 27/10/1981)
1.e4 e5 2.Cf3 d6 3. d4 Cf6 4.Cc3 Cb-d7 5.Fc4 fe7 6. o-o o-o 7.Fb3 c6 8.Fg5 h6 9.Fh4 b5 10.a3 a6 11.De2 Fb7 12. Ta-d1 Dc7 13.dxe5 dxe5 14.Txd7 !? Dxd7 15. Cxe5 Dc7 16. Cg6 Te8 17.e5 Fd8 18.Fg3 Dc8 19.Dd1 Cd5 20.Cxd5 cxd5 21.Cf4 Txe5 22.Cxd5 Te8 23.Dh5 Fxd5 24.Fxd5 Ta7 25.Fe5 ! Fg5 26.Fd4 Df5 !27.Fxa7 Dxd5 28.f4 Dd7 29.fxg5 Dxa7+ 30.Rh1 g6 31 Dh4 hxg5 32.Dxg5 Df2 33.Dc1 De2 34.Df4 Te7 35.Df6 Rh7 36.h3 Rg8 37.Tf2 De4 38.Rh2 De3 39.Tf4 Da7 40.Th4 Dc7+ 41 Rg1 Dc5+ 42.Rf1 ! Df5+ 43.Dxf5 gxf5 44.c4 ? Te5 45.axb5 axb5 46.Rf2 Rg7 47.a4 ?? Te5 ! 48.b3 Tc2+ 49.Rf3 Tb2 50.Tb4 bxa4 51.Txa4 Txb3+ 52.Rf4 Tb2 53.g3 Tf2+ 54.Rg5 Tf3 55.Rh4 Rg6 56.Ta6+ Rg7 57.ta4 Tb3 58.Tf4 Rg6 59.g4 fxg4 Nulle.
• M.RIAN - OMUKU (12° ronde ; Tripoli 02/11/1981)
1.e4 b6 2.d4 Fb7 3.f3 e6 4.Fe3 c5 5. c3 Dh4+ 6.Ff2 Dh5 7.Ce2 f5 8.Cg3 Df7 9.exf5 exf5 10.Fd3 f4 11.Cf5 g6 12.De2+ De6 13.Ch4 Ch6 14.Fe4 Fxe4 15.fxe4 d6 16.Ca3 a6 17.Cc4 Cb-d7 18.Td1 b5 19.d5 Dg4 20.Dxg4 Cxg4 21.cd2 Cd-e5 22.Cd-f3 Cxf2 23 Rxf2 Cg4+ 24.Re2 Re7 25.g3 fxg3 26.hxg3 o-o 27.Cg2 Tf7 28.Cf4 Ta-f8 29.Td-f1 Cf6 30.Cg5 Ch5 31.Txh5 Txf4 32.Txf4 gxh5 33.Txf8+ Rxf8 34.Ce6+ Rf7 35.Cc7 Rf6 36.Cxa6 Re5 37.Rf3 h4 38.gxh4 Fxh4 39.Cb8 Rf6 40.c4 bxc4 41.Cd7+ Re7 42.Cb6 c3 43.bxc3 Ff6 44.c4 Rd8 45.Rg4 Rc7 46.Ca4 Rb7 47.Ff5 Fd4 48.Re6 ! h5 49 e5 ! h4 50.exd6 h3 51.d7 Rc7 52.Re7 Ff6 + 53.Rxf6 h2 (Si maintenant 53... Rxd7 54. Cxc5+ Rjoue 55.Ce4 et le pion h est rattrapé) 54.Re7 h1=D 55.h8=D+ Rb7 56. Cxc5+ Ra7 57.Dc7 + Abandon.
Mohamed Moubarak RIAN
