Décidément, certains intervenants lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la FRME, le 28 octobre dernier à Casablanca, se trompent de dimension en accusant les opposants de mensonges. Des mensonges sur lesquels, selon eux, la Commission d’Ethique de la Fide a rendu un jugement injuste, le 28 juillet 2007 à Athènes (Grèce).
Ils se rejoignent en chœur au côté du président démissionnaire pour accuser les opposants mais aussi la Commission d’Ethique de la Fide, dont ils contestent le jugement, de tous les maux dont la FRME et son président seraient victimes.
Dans le même ordre, le président démissionnaire déclare, lui aussi, au début de cette réunion, l’injustice et le non fondement émanant du jugement rendu par cette même commission de la Fide, ajoutant que cette dernière n’a pas tenu compte des magnifiques réalisations accomplies sous sa présidence. Il ajoute également que les opposants ont déposé leurs doléances auprès de la commission d’Ethique de la Fide dans un esprit de vengeance tout en demandant au représentant du département de tutelle et à l’assemblée de rechercher de la vérité. N’est-ce pas de l’hypocrisie ?
C’est désolant de constater tant de mauvaise foi.
Quelle serait leur position si, demain, la justice marocaine rendait un jugement confirmant les falsifications. Se lamenteraient-ils encore comme ils l’on fait piteusement au cours de cette assemblée générale.
Qui sont les menteurs ? Où est la vérité ?
Je suis l’un des de ceux qu’on nomme opposants à Amazal. Fier et digne de l’être, moi Boujemâ Kariouch, en chair et en os. Parce que, c’est tout simplement mon devoir. Devoir et fidélité envers une activité sportive des plus nobles pour laquelle je me sacrifie depuis les années 1970. Qui dira le contraire ?
Suis-je vraiment un menteur ?
Ai-je un intérêt personnel à être opposant ?
Je mets au défi quiconque de le prouver.
Ceci vaut également pour tous les autres opposants que le président démissionné et ces représentants de clubs accusent de ces termes :
Ainsi : Hicham Hamdouchi, Jacques El Bilia, Abdelaziz Onkoud, Najib Draoui, Tarik Rrhioua, Mourad Métioui, Younesse Fareh, Karim Ismaïl, Mohamed Tissir, Mohamed Moubarak Rian, Zoheir Slami, Youssef Boukdeir, Ali Sebbar, Mohamed Sebbar, Pierre Beiso etc…pour ne citer que ces hauts cadres, (La liste est longue) seraient des menteurs, ayant des intérêts personnels et voudraient se venger du président démissionnaire, lequel aurait réalisé de magnifiques actions sous sa présidence !!!
C’est faire preuve de non sens. C’est désolant.
A vouloir généraliser l’opposition, puis à vouloir mettre tout sur le dos de M. Abdelhafid ELAMRI (Qu’on n’a jamais voulu écouter, l’expédiant de ce fait dans l’autodéfense légitime) on réduit la vérité à un discours que l’on veut rassurant pour ses oreilles. Pour justifier le fidèle « intérêt » suprême porté au sieur Amazzal.
Autre chose : Nous, opposants, a-t-on reçu au moins une attention. On ne nous a jamais pris en compte ni au sérieux. Amazal a « automatiquement » raison, sur tout ce qu’il dit. Point à la ligne. Ceux qui disent le contraire ou critiquent sont « automatiquement » marginalisés et traités de tous les noms indécents et accusés de toutes les souffrances que subit le président démissionné.
Où est la démocratie dans tout cela ?
Est-ce la démocratie qui marche aujourd’hui au sein des instances de notre sport ? Une démocratie au non de laquelle certains présidents prennent en otage une grande partie des échecs marocains. Et avec laquelle, ils se couvrent contre les pouvoirs publics et marginalisent les meilleurs éléments des échecs marocains.
De toutes les façons le Ministère de la Jeunesse et des Sport aura inévitablement son mot à dire pour reprendre une situation incontrôlable. Le département de tutelle ne pourra tolérer que les meilleurs éléments des échecs marocains puissent resté marginalisé face au désastre causé par le président démissionnaire et ceux qui pleurent pour lui.
Déjà des rumeurs parlent de mascarade préparée lors de l’AGE du 28/10/2007. Un plan diabolique qui préfigure un retour aux « affaires » du président démissionnaire.
Ce qui veut dire que la Commission d’enquête va pondre des entourloupettes dignes des « dribles » à la Zidane pour ressusciter le président démissionnaire.
Ce qui veut dire que les protagonistes de cette éventuelle mascarade se foutent du monde.
Ce qui veut dire que l’on à aucun respect pour notre sport et ses composantes.
Ce qui veut dire aussi que le président démissionnaire sera lavé, plus « blanc que blanc » en passant le savons sur des « fautes administratives » et encore commises par les éternels « autres » et de ce fait poursuivra son travail et ses « réalisations magnifiques ».
Cela voudra dire, enfin, et malheureusement, que la « partie civile » sera contrainte de s’en remettre à la justice en la personne du procureur du Roi à Casablanca avec toutes les conséquences que l’on connaît.
Je ne pense pas qu’on soit arrivé à de tels calculs dangereux. Mais on ne sait jamais.
Qu’à Dieu ne plaise !...
Boujemâ Kariouch
