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Le pourra t-il ?

Publié le mercredi 31 octobre 2007.


Personnellement, selon mes convictions et en mon âme et conscience, j’ai lutté à ma modeste manière pour dénoncer, protester et souhaiter vivement le départ du président fédéral. C’est fait. Il l’a fait de lui-même. Sous la contrainte du ministère de la Jeunesse et des sports. C’est évident. On ne pourra pas me faire croire le contraire. Car, tel que je le connais, jamais il n’aurait donné sa démission de son propre grès. Pour le département de tutelle et Nawal Moutawakil en tête, c’était la seule voie normale de sortie pour amazal et surtout pour arrêter une situation qui gonflait de plus en plus.

Si j’ai pu faire entendre ma voix auprès de l’opinion échiquéenne nationale et bien au-delà. Si ma frustration est arrivé au sein de la commission d’ةthique de la Fide, au sujet de la falsification dont j’ai été victime dans l’arbitrage de la part de la Frme, de sa commission nationale de arbitrage, (trop bien silencieuse quoiqu’elle assiste aux réunions du bureau fédéral alors que tout ce qui arrive à l’arbitrage marocain la touche inévitablement de près) et de certains membres du bureau fédéral qui « savait » tout, c’est grâce à Maroc ةchecs, et, rien que Maroc ةchecs. Je lui en serais reconnaissant éternellement.

Pour moi, maintenant, il ne s’agit plus du Magzal, de la ferme ou autre facteur. C’est fini cela. Amazal est parti et sa fatalité avec lui. Je suis satisfait, content, oui, mais sans réjouissance. Ce serait irrespectueux étant donné la situation pénible dans laquelle se trouve toujours notre sport, si je faisais la fête. Je me trouve entre parenthèse, en transition dans l’attente de voir s’il faut continuer à lutter pour sauver notre sport ou pour enfin me concentrer sur autres choses plus techniques et moins politiques.

Aujourd’hui, mon regard pivote vers le nouveau président Mounib. En souhaitant et en espérant très sincèrement qu’il prenne tout simplement ses responsabilités. En saisissant l’opportunité historique de faire le « ménage ». Puis de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire du renouveau.

Le peut-il ? Cela sera très difficile, mais pas impossible. Personne ne lui demande de couper ses liens « personnels » avec son ancien président et ami. Sans doute sait-il que le Ministère de la Jeunesse et des Sport à l’œil ouvert sur la suite des évènements que suscitera la fédération. Le problème à résoudre pour lui, en priorité, est de réduire un tant soit peu, la « fracture » que l’ex-président fédéral s’est amusé à créer, entretenir et à élargir ces deux dernières années. Je dis bien amusé en belle compagnie, il faut le dire. C’est le terme exact. Car nous avons été traité (personnellement et les hommes de Maroc Echecs) de tous les mots (et ça continue de manière obscène) avec les rires correspondants…

Cela me fait poser une question pertinente : M. Mounib peut-il, ou voudra-t-il « reconnaître » Maroc Echecs en s’exprimant sur le site ? Question à mille points ! Mais cela serait un geste profondément symbolique ou qui nous édifiera sur ses intentions réelles…

Mais avant cela, il s’agira pour lui de « mater » les mauvais conseillers, ceux, près de lui dans le bureau des bureaux, plus royalistes que le roi, et ceux dans le lointain royaume qui ont porté amazal au pinacle de l’absurdité et qui se trouvent aujourd’hui déboussolés en attendant de reprendre leur esprit et leur rancune habituelle. Et ça, ce n’est certainement pas de tout repos pour M. Mounib. Tant la haine dans son excellence et dans son côté profondément obscure étreint certains cœurs…

Le pourra-t-il ? Cela dépend de la force de son caractère, de sa personnalité et de sa volonté mesurée à la dimension de son amour pour les échecs. Les règlements de la FRME sont en sa faveur.

Il devra laisser la commission d’enquête faire son travail et se concentrer sur cet aspect des choses dont dépend la réunification de la famille des échecs marocains et, par là, la refondation de la Fédération sur des bases saines, démocratiquement et structurellement parlant.

Un mot sur cette commission d’enquête dont je ne vois pas trop l’utilité après le verdict de la Fide. Les résultats de ses investigations ne pourront, inévitablement, que confirmer le jugement de la Fide, sous peine de se ridiculiser. La forme changera sans doute mais le fond ne pourra pas être épongé. Je ne vois comment faire autrement pour elle. Tellement les preuves de falsifications sont nombreuses et sont flagrantes. Plus même, si cette commission ne « ferme pas » l’œil sur les bifurcations qui ont fait qu’amazal est devenu le point central du plus grand scandale que les échecs marocains ont connus depuis la création de cette pauvre fédération, elle couchera sur son rapport d’autres noms de responsables qui étaient au courant et qui ont fait le « chut » approbateur. Notamment en ce qui concerne la Commission nationale de l’Arbitrage. Car, il est impensable qu’elle puisse être sur la « lune » pendant qu’amazal faisait ce qu’il pensait être bien pour le Maroc, en falsifiant ici et là sans retenue et en salissant la réputation de certains arbitres internationaux arabes. J’attends à ce que cette commission puisse enregistrer (enfin) les documents preuves en ma possession et qui n’ont reçu aucune attention au niveau national. Concernant les hommes de cette commission « piège », quoiqu’on les affuble, pour la majorité d’entres eux, de l’étiquète « pro-amazal », ce sont tous des sages, bien au-delà de cacher la vérité. Cela ne fait pas de doute la dessus pour moi.

Ainsi, le cœur des échecs marocains est en train de vibrer avec le cœur de M. Mounib. Puisse-t-il ne pas défaillir. Les prochains jours seront décisifs. A Dieu ne plaise


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