Chaque observateur averti de la vie échiquéenne marocaine verra dans cette conjonction une manifestation implacable de la loi du retour de bien sur le mal.
J’ai demandé en février 2006, sous les arcades de la Chaouia, à Mustapha Amazzal de relever la sanction de 4,5 ans qui frappait Ali, en considérant qu’il l’avait blessé et humilié le premier, et ce après une longue suite de tracasseries savamment menées pour le punir d’avoir quitté le Raja pour la Régie.
Réponse de Mustapha Amazzal : Il faudrait que d’abord Ali s’excuse copieusement et que ce n’était pas lui qui l’avait condamné, mais la commission de discipline de la FRME (Tremblez juges infâmes, à la solde du MAGZAL (contraction du Magzen et de Amazzal)).
Ma réponse : « cette injustice là, te perdra ».
Aujourd’hui vous pourriez me poser la question, « Pourquoi cette injustice là, plutôt que telle autre de 20 ans, pour avoir simplement demandé des comptes ? » (Rentrez sous terre juges iniques, démissionnez de la présidence de vos clubs et ne reparaissez plus à notre vue).
Réponse : Parce qu’Ali c’est le dévouement incarné à la cause échiquéenne et à tous les enfants du Maroc, parce qu’Ali c’est le désintérêt absolu et parce qu’Ali a reçu un don de Dieu pour les échecs, auquel il ne fallait pas s’attaquer. Et ce dépôt, qu’Ali a reçu de Dieu, il nous le fait partager et il l’insuffle au quotidien répété à notre jeunesse.
Alors après une assemblée générale annuelle de la FRME, où certains ont baissé les bras face au MAGZAL, reprenez espoir et si ce n’est pas le commencement de la fin, nous rentrons dans la fin du commencement.
Il existe chez nous des hommes intègres et dévoués de longue date à la communauté échiquéenne et à la jeunesse, nous les connaissons, comme nous connaissons ces dirigeants véreux qui ne savent tourner les yeux que vers les seules ammônes de la FRME plutôt que d’allez chercher des ressources pour leurs clubs.
Je vous le dis à nouveau : « le poisson commence toujours à pourrir par la tête » mais il reste encore une majorité, pour croire que sa chair est encore comestible et que l’on peut continuer à jouer les compétitions de la FRME en s’accommodant des manigances et falsifications du MAGZAL, pour moi, dans le droit fil de mon appel au boycott est comme un Moubarak Rian, je m’y refuse, car les hommes injustes ne doivent pas gouverner les hommes justes.

