Parmi les principales recommandations soulevées et approuvées lors de l’AGO de la Fédération Royale Marocaine des échecs, le 20 mai dernier, il y a celle qui fait actuellement l’objet d’un débat fructueux sur Maroc Echecs, illustrée par les articles louables de Lotfi Attoubi et les nombreuses interventions qui en découlent toujours régulièrement. Il s’agit de la recommandation suivante :
"La création de la Commission Nationale de Bonnes Intentions qui a pour objectif majeur l’assainissement du climat au sein de la famille échiquéenne marocaine dans le strict respect des règlements en vigueur".
Quelques plate-formes d’idées et de propositions ont été émises à bon escient, telle "la Table ronde de conciliation non de réconciliation". D’autres propositions émanant toujours de Lotfi Atoufi, de M. Mohamed Hajjaj de Tanger. Il y a celle aussi de M. El Amri qui laisse supposer qu’il y a peut-être espoir de… sous certaines conditions.
Bref, du côté des bonnes volontés qui se sont indignées à raison de la situation de notre sport, ceux qui se considèrent maintenant comme des "opposants", ça bouge.
Mais en face, de l’autre côté de la barrière c’est le silence. Attentif, il faut le croire. Toutefois la Fédération fait comme si de rien n’était, appliquant son programme des compétitions le plus normalement du monde.
Bien sûr le président de la Fédération a sa propre idée de ce que pourrait être cette "réconciliation". Mais elle risque d’être catastrophique de par la logique amazaliènne. Nous ne le saurons qu’après "une réunion" de son bureau qui définira les conditions, la forme, le fond et les limites à ne pas franchir dans "le strict respect des règlements en vigueur comme il est déjà écrit".
Pour tout dire, la fédération sera, elle seule, compétente pour tracer "les rails" sur lesquels cette réconciliation pourra rouler. Et pas autrement.
Elle seule édictera avec qui elle aura à construire cette réconciliation.
Je peux me tromper. Mais voilà ce que fera amazal dans sa logique du "strict respect des règlements en vigueur " :
1. Les sanctions ne seront annulées qu’après des lettres d’excuses des intéressés avec l’annulation des plaintes portées contre la FRME (Sirine, El Amri, Onkoud, et Boukdeir-Tissir…). Et pas autrement ;
2. Le site Maroc Echecs devra revoir sa copie éditorialiste envers la FRME. Et pas autrement ;
3. Pour les falsifications des normes d’arbitrage, il sera demandé de ne plus en parler…Et pas autrement ;
4. Après ces trois points : la Fédération acceptera la réintégration des "opposants" en ne les impliquant pas trop ou peu, soit dans la gestion technique fédérale, soit dans d’autres tâches plus superficielles Qui seront sans doute inacceptables. Cependant, elle leur accordera toujours le sourire des revenants.
5. Pour ce qui touche la réorganisation technique et administrative fédérale. Ce seront des promesses qui, dira-t-on dépendent des moyens correspondants. Bref dans un proche avenir que nous ne connaissons que trop.
Rappelez-vous : "dans le strict respect des règlements en vigueur". Donc, c’est tout ce que peut faire la Frme.
Pendant que les bonnes volontés débattent naïvement sur la forme et le fond de ce que peut être cette réconciliation, les dés sont déjà joués à la FRME.
Il ne faut pas rêver avec amazal. C’est la réalité.
Personnellement, je pense qu’il n’y a rien à attendre d’un homme qui à déjà commis des actes de mensonge, de falsifications de documents officiels avec préméditation et complicité avérée, etc… (la liste est trop longue).
Tout de même, par respect à la louable initiative de Lotfi Atoubi, restons ouvert. On ne sait jamais.
Imaginons un instant qu’une mouche pique amazal et le voilà tout d’un coup conscient à 200% sur la nécessité de reconstruire la bâtisse fédérale bien amochée en réintégrant et transformant ceux qui contestent en ceux qui vont reconstruire avec lui et les siens. Oui, le voilà devenu perspicace au point de proposer une plate-forme de réconciliation à ses "opposants" après mure réflexion :
Sa réflexion pourrait être celle-ci : "En tant que président de la Frme, je me dois d’appliquer les recommandations de la dernière AGO". C’est un mandant dans un mandat, un pouvoir dans un pouvoir. L’AGO veut la réconciliation, c’est ce qui compte pour elle. Pour le fond et la forme de cette réconciliation, j’ai la compétence pour la choisir. Ce que j’ai pris comme décisions négatives pour les "opposants", mais juste pour moi, et que j’ai présenté à l’approbation de l’AGO, je peux le délier tout en restant dans le "dans le strict respect des règlements en vigueur".
Ainsi, les points résultant de cette réflexion saine qui composeront cette plate-forme de réconciliation pourraient être :
1. En application de la recommandation en la matière de l’AGO du 20 mai 2007, la Commission Nationale de Bonnes Intentions sera composé de :
1ère Partie :
Le président de la Frme
Le premier vice-président de la Frme
Le secrétaire général de la Frme
Le trésorier général de la Frme
Un assesseur de la Frme
Le président de la Commission de l’Information ;
Le président de la Commission National des règlement et statut de la Frme
Le président de la Commission National de l’Arbitrage
2ème Partie :
Le représentant du Site Maroc Echecs
M. Mohamed Hajaj
M. Mohamed Moubarak Rian
M. Abdelhafid El Amri
M. Ahmed Sirine
M. Hicham Hamdouchi et M. Mohamed Tissir (pour les joueurs à l’étranger et nationaux)
M. Youssef Boukdeir (pour les anciens dirigeants Frme) ;
M. El Mekki Azzouzi ;
Les Neutres (Observateurs) :
Le représentant du département de tutelle
Des journalistes de : Al Bayane Yaoum, Al Harakat, et l’Opinion.
Un sage éternel et un doyen aimé de tous : Docteur Nejjar (Avec tout mon profond respect)
2. Dans l’esprit de ladite recommandation, je prouve mes bonnes intentions en souhaitant la bienvenue à mes "opposants" et en proposant :
a) L’annulation pure et simple de toute les sanctions prises par la Frme ;
b) Le travail en commun avec complémentarité avec le site Maroc Echecs ;
c)Confection d’une lettre de regret aux victimes des falsifications des normes d’arbitrage ;
d) Invitation à ceux des "opposants" qui veulent travailler dans une des commissions de la Frme ;
e) La Frme est prête à revoir son organisation technique pour une meilleure gestion des échecs marocains sur la base des propositions qui lui seront faites (compétitions –sélections – arbitrage – formation -information etc…) ;
La balle est alors dans le camp des "opposants". Ceux-ci répondent sans remuer la plaie :
1. Annulation des plaintes judiciaires contre la Frme ou son président ;
2. Maroc ةchecs se fera un plaisir de travailler en complémentarité avec la Frme, comme il l’avait déjà proposé lors de sa création.
3. Les victimes de la falsification empoche la lettre de regret de la Frme et se tiennent à la disposition de la Fédération ;
4. Soutien sans équivoque aux actions du président de la Fédération ;
Et pour fortifier le tout, le représentant de tutelle proposera le cadre des nouvelles relations :
1. Relation de respect en premier lieu dans n’importe quelle circonstance ;
2. تtre à l’écoute de l’autre le cas échéant pour éviter les malentendus ;
3. Sincérité dans le dialogue ;
4. Tenir compte des possibilités dont dispose la Frme. ;
5. Ne plus ressaser le "passé".
Enfin prise de photos des mains serrées pour une nouvelle et longue page d’espoir. Avec une belle signature du PV de la réunion par tous et avec le sourire, cerise sur le gâteau.
L’objectif majeur : l’assainissement du climat au sein de la famille échiquéenne marocaine dans le strict respect des règlements en vigueur. On y est arrivé !!!!!
A charge pour la Fédération d’envoyer un rapport à tous les clubs (Par voie postale et de mains à mains).
Pour les informer de la fin de ce chapitre douloureux. Et de la mission accomplie selon la recommandation en la matière de l’AGO. Amazal en sort avec les honneurs. Les "opposants" avec dignité. Ni gagnant, ni vaincu. Ou plutôt un gros et grand gagnant : LES ECHECS MAROCAINS !
Mais est-ce possible ? Mourad, ton rêve. Tu te rappelles ! Prions ! Sans envoyer de mouche de réconciliation à la Fédération.
Cela serait un beau cadeau de mariage à notre super champion Hicham Hamdouchi.
Les clubs applaudiront de Tanger à Laayoune et d’Oujda à Casablanca.
Boujemâ Kariouch

