Illusions perdues ; Tel est mon constat à la suite de cette nouvelle mascarade du 20 mai 2007. tous les espoirs d’un changement au sein même de cette instance qui s’appelle encore Fédération Royale Marocaine des Echecs (FRME) se sont évaporés dans la nature… L’Echec est cuisant.
• Inutile de chercher les raisons de cette débâcle dans une quelconque carence d’informations ou absence de preuves tangibles concernant la gestion calamiteuse de monsieur Amazzal & Co , ses méthodes démagogiques et ses pratiques financières douteuses. Non, les centaines de dirigeants, joueurs et arbitres qui naviguent quotidiennement à travers Maroc-Echecs, souvent en cachette, ont pu disposer d’une matière abondante et d’analyses minutieuses touchant à tous les aspects de la crise fédérale actuelle. Il faut avouer que ce que l’on pourrait désormais dénommer « la recette amazzalienne » s’est avérée d’une terrible efficacité ! Se déplaçant partout « sans compter » au sens propre et figuré ; encourageant la création de clubs formels, distribuant de petits faveurs, intégrant certains éléments dans ses aléatoires bureaux fédéraux et commissions à la carte, en leur donnant le sentiment qu’ils sont devenues des personnes importantes, jouissant vraisemblablement de complicités flagrantes au sein de l’Autorité de Tutelle, interprétant à l’occasion, le rôle de la victime de comploteurs et envieux ; Mais maniant, aussi, à merveille la redoutable arme de dissuasion, envers tous ceux qui oseraient sortir des rangs, sous forme de chèques à blanc, documents signés à l’avance et lettres de remerciements et louanges, Amazzal a prouvé à ses déctracteurs qu’il demeure un tacticien hors pair ! dans le sens diabolique du terme, je veux dire...
• Cette « cruciale » AGO , il l’a préparé à sa guise... Alors que ceux qui contestaient son bilan et espéraient un réel changement souffraient d’absence de coordination manifeste et de susceptibilités à peine latentes… Il en a maintenu le suspens, choisi la date qui lui convient sans se soucier de futures protestations, car il s’est assuré d’une majorité confortable, et comptait sur la compréhension, sinon la complicité, de son département d’affiliation. En outre, par mesure de précaution, il s’est « armé » de nombreux vigiles exploitant le fait qu’il est, au titre des règlements en vigueur, responsable vis-à-vis des autorités, du bon déroulement de l’Assemblée Générale. Les clubs consciencieux qui s’opposent à sa politique furent, parait-il surpris, et ne savaient vers quel saint se vouer, subissant le fait accompli, et contraints à cautionner le démarrage de la dite assemblée, protestant avec tous les moyens disponibles avant de se résigner à quitter la salle, alors que la cause était d’ores et déjà entendue.
• Maintenant, il faut se rendre à l’évidence, et abandonner toute palabre relative à un possible changement à l’intérieur. Une instance faite et défaite à coup de discours populistes et d’applaudissements inconditionnels mélangés à un certain hooliganisme qui vient, malheureusement, de conquérir l’espace du noble jeu après avoir fait des ravages dans les gradins du football… ; une telle instance maîtrisée en s’inspirant d’un syndicalisme archaïque, ne peut plus constituer un moteur pour promouvoir, développer les échecs marocains, et épanouir une discipline sportive à caractère intellectuel par excellence.
• D’aucuns, à l’image de monsieur Elamri, peuvent continuer leurs combats légitimes auprès des tribunaux compétents. D’autres peuvent toujours miser sur un verdict prononcé par la FIDE, sanctionnant les commanditaires et les exécutants qui ont terni l’image de notre pays dans le scandale des « normes falsifiées d’arbitrage ».
• Toutefois, On ne peut subir indéfiniment le diktat d’Amazzal. Personnellement je préconise la création d’une instance échiquéenne alternative, qui serait constituée de véritables échéphiles s’activant dans des clubs responsables et militant pour un réel changement ;l’objectif primordial est de fédérer les efforts de tous, d’améliorer la pratique sportive, et de coordonner l’organisation de vrais tournois et championnats d’échecs ; L’on pourrait, dès cette année, proposer l’idée d’un Circuit National de Tournois Open couronné par un Grand Prix et une compétition par équipes selon le système suisse.
• Les clubs qui voudraient bien créer ou rejoindre cette nouvelle instance, auront la liberté de quitter la FRME sous la mainmise de monsieur Amazzal, ou bien de continuer à militer patiemment à l’intérieur, en attendant des jours meilleurs…
• Seulement je voudrais rappeler, ici à tout le monde, que ce président désormais fort de sa « nouvelle légalité » a encore deux ans devant lui et que - entre temps – il va probablement amender les statuts de la Fédération pour s’assurer un nouveau mandat (2009 – 2013)…et, pourquoi pas, se proclamer Président à Vie ; Les exemples ne manquent pas dans l’univers syndical et associatif tiers mondiste, pour ne pas parler de politique ...
• J’attends vos propres réactions et commentaires. A bientôt !













