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La chronique du fou cloueur

21. La démence

Publié le jeudi 29 mars 2007.


La poursuite des manoeuvres répressives enclenchée en 2006 se multiplie en ce début d’année 2007, à l’encontre de joueurs, cadres et dirigeants et laisse à penser que le président de la Fédération Royale Marocaine des Echecs est atteint de « démence ».

Le dépassement de la limite du raisonnable est aujourd’hui un fait concret. Deux suspensions à vie. La première pour Ahmed Sirine (Bouznika), président de la Ligue du Gharb et président de l’Association Borg Abied de Bouznika, une ville qui a fournit le Maroc en champions de qualité.

La deuxième est une sorte de rebelote. Puisque 20 années de suspension ne suffisent pas, Abdelhafid El Amri (Rabat), ex-membre de la FRME, ex-président du FUS section Echecs, Maître Fide, arbitre International, organisateur de multiple tournois internationaux et nationaux, créateur de champions et père des « Polgars » marocaines Nawal, Sanae et Laïla, se voit suspendre à vie par le président de la Fédération.

La président amazal entretien l’escalade au détriment du dialogue et des intérêts prioritaires des échecs marocains dont il a la responsabilité. Liant ainsi la collectivité échiquéenne des pieds et des mains.

Les premiers suspendus à savoir les joueurs internationaux Ali Sebbar (Casablanca), Abdelaziz Onkoud (France), les cadres Mohamed Hajjaj (Tanger) président de la Ligue du Nord Ouest, président du Club IR Tanger, organisateur de tournois internationaux, arbitre national, et j’en passe, et bientôt Toumer Tadlaoui (Agadir), président de la Ligue du Souss, arbitre national etc…, peuvent à juste titre se demander « Ou vont les échecs marocains ? »

Des gens qui se sacrifient pour le noble sport que se prétend être les Echecs et qui usent de leurs droits d’expression légitime de juger une gestion totalement irresponsable du président fédéral, se voient récompenser de la sorte. Sans qu’ils reçoivent une seule réponse à leurs désapprobations.

Ainsi, par définition, le comportement du président fédéral est « despotique ». C’est le mot juste. Car répondre par la répression automatique aux interrogations justifiées des vrais faiseurs d’échecs, en ce siècle, dans un pays démocratique, est simplement de la démence.

Dans certaines de mes précédentes Chroniques, j’ai souvent parlé de « fracture » au sein de notre sport. Aujourd’hui, celle-ci est bel et bien consommée.

La démence est notamment caractérisé par une vue d’esprit très très courte. C’est-à-dire que l’individu malade ne voit et ne réfléchie pas plus loin que son bout de nez. Je veux dire par la, en ce qui concerne amazal, que les suspensions et celles qui viendront, ce qui ne fait pas de doute, s’appliqueront-elles jusqu’à leur terme ? Après 4, 5, 10, 20 ans ou après la mort du suspendu. Autrement dit, les échecs marocains pourront-ils se priver des personnes suspendues par la volonté d’amazal ?

Même chose pour l’élite des joueurs internationaux marocains : Hamdouchi, Tissir, Onkoud, Draoui, Metioui, Rrhioua, El Bilia etc. qui refusent d’entrer dans le bain marocain tant qu’amazal préside la FRME.

Je ne pense pas que quelqu’un de sensé puisse le croire. Sauf pour ceux qui se décrédibilisent autour de cette démence amazaliènne.

Nous payons le lourd tribut d’avoir élu un homme qui n’a pas sa place dans notre sport. Ce fut une grosse erreur des clubs marocains, pour confirmer le propos de notre Maître Mohamed Moubarak Ryan. Bien sur nous ne sommes pas des voyantes. Mais il faudra bien un jour revoir le mode et les conditions d’élection qui mènent à la tête de la FRME.

Le département du sport marocain, par son laxisme, porte une responsabilité dans la situation actuelle des échecs marocains dans la mesure où il n’intervient pas pour signifier à la FRME de se conformer aux règlements en vigueur en matière d’AGO. Comme il le fait par ailleurs. La démence du président de la FRME est encouragé par ce laxisme du département de tutelle : toutes portes fermées, la répression bat son plein.

Est-ce par solidarité pour amazal, fonctionnaire de ce département, ou est-ce parce que la situation de notre sport n’est pas encore dans le rouge ? La question reste posée. Certainement, il y aura une finale à cette situation. Mais avec des dégâts tels que nous en ressentirons les échos pendant longtemps.

Dernièrement à Rabat, lors du tournoi de « Solidarité » Pierre Beiso, j’ai eu beaucoup de bonheur en me retrouvant parmi une partie de ma famille échiquéenne après avoir refusé de participer, soit en tant que joueur ou soit en tant qu’arbitre à plusieurs manifestations organisé par « cette » fédération, et en même temps j’ai eu beaucoup de peine dans mon cœur. Une peine ressentie en côtoyant les personnes présentes. « Tant de ressource et pas d’encadrement sérieux d’avenir » me suis-je dit et redit… Il fallait voir ces jeunes enfants, ces filles aussi et nos grands, joueurs, parents et cadres, qui sont venus de plusieurs villes du Royaume. C’est ça les échecs et pas autres choses !!!

Alors pour revoir ces images de Rabat, pour revivre du bonheur parmi les miens, je lutterais avec mes modestes possibilités pour le changement, pour que la démence s’en aille et laisse place aux échecs et seulement aux échecs car il y a tant et tant à faire. C’est mon but unique : LE CHANGEMENT ET LES REFORMES INDISPENSABLES PLUS QUE JAMAIS.

Enfin, je voudrais, ici, dire simplement, mais profondément, vraiment profondément, à Monsieur Pierre Beiso : « Merci ! »

Boujemâ Kariouch



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