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La chronique du fou cloueur

19. Flagrant délit de duperie...

Publié le jeudi 15 mars 2007.


Le Président de la Fédération Royale Marocaine des Echecs vient encore une fois de nous donner une preuve éclatante de son art à manier les mots selon ses propres intérêts personnels et ce dans le but de nuancer la vérité. Lorsque ce maniement de mots devient une duperie, c’est grave. A coup sur, amazal, persiste à considérer les gens, en particulier ceux des Echecs, comme des naïfs qui pourtant sont des gens intelligents.

Car, entre candidature et désignation, on conviendra que la différence est réelle. Se porter candidat n’est pas être désigné. Que dit « Le Petit Larousse 2007 » à ce propos ? Il définit les termes comme suit :

- Candidat : 1. Personne qui aspire à un titre, une dignité, une fonction élective. 2. Personne qui postule un emploi. 3. Personne qui se présente à un examen, à un concours, à une élection.

- Candidature : Qualité de candidat ; action de se porter candidat. Poser sa candidature aux élections.

- Désignation : 1. Action de désigner. 2. Ce qui désigne ; dénomination, appellation.

- Désigner : 1. Montrer, indiquer précisément. Désigner le coupable. 2. Représenter, signifier. 3. Choisir, destiner à un poste, une mission, investir d’un rôle. Designer un expert.

Or, en se portant candidat on ne peut qu’être accepté ou refusé. Mais pas être désigné. Comme amazal le prétend à tord. On désigne quelqu’un qu’on a choisi pour une mission, un travail ou une fonction précise.

En lançant un communiqué fédéral brodeur (bizarre, ici, amazal communique, alors qu’ailleurs c’est pas son amour, le pauvre club IZK en a fait les frais en D1…) via certains organes de la presse nationale et dans lequel il prétend que la Fide l’a « désigné » en qualité de membre de sa commission de développement alors qu’il a simplement porté sa candidature qui a été accepté pour combler notamment un vide comme on peut le constater dans la plupart des commissions de la Fide (voir site Fide), amazal ment à la presse, aux gens, au Maroc et au Monde.

L’article de M. Youssef Boukder («  !لا للمغـــالطــة », Publié le mardi 13 mars 2007) qui en sait quelque chose en sa qualité d’ex-directeur technique national, démontre clairement la procédure qui introduit une personne dans une commission de la Fide ou de l’Union Arabe des Echecs.

Il est évident que quand on désigne une personne on ne lui demande pas de se prendre en charge totalement s’il est amené à participer aux activités de la dite commission. Nous sommes bien d’accord là-dessus.

Donc c’est un flagrant délit de mystification pour ne pas dire plus…, lâché à la face de tout le monde. « Bla Hachma » (« Sans honte »). Nos lecteurs experts ou non dans ce domaine que ce soit au Maroc ou à l’étranger, en particulier en France, confirmeront facilement ce fait.

Alors pour qui amazal nous prend-il ? Des idiots, des naïfs, des dadais, des cruches, des nigauds, des abrutis… (il y en a 51 dans cette catégorie). En réalité, il nous a toujours pris pour l’un de ces genres. Terrible.

Prend-il conscience qu’il trompe tout le monde à terrain découvert ? Sûrement pas. Avec toutes « les perles » qu’il n’arrête pas de pondre depuis le temps, il continue à se faire dépasser pas ses initiatives qui prennent progressivement de l’ampleur jusqu’à… concurrencer la grenouille de la célèbre fable de Jean de La Fontaine. Une grenouille qui à la fin a fait un « Boum ! » assourdissant.

Désolant. L’homme ne se mesure plus et n’a plus de poids. Avec un rictus, il croyait en mettre plein dans le pif et par là dans la tronche des « Balbalas » de Maroc Echecs et de ceux qui y interviennent (qui n’arrêtent pas de se marrer depuis cette « désignation imaginaire - ça me rappelle le fameux PV magique -. Je les entends d’ici.). Le désir de gonfler son torse en disant regarder, Messieurs du Site, Messieurs les présidents des clubs nationaux, j’ai la confiance de la Fide, la plus haute instance mondiale des échecs, alors je suis le plus beau dans le meilleur du monde. Tous avec moi. Ou sinon… Ce n’est sans doute pas très loin de ce que pense notre président. Amazal « rate » son titre d’organisateur international, mais compense par une fonction éphémère. L’essentiel c’est qu’il ait quelque chose d’international dans sa poche. Croit-il que cette fonction internationale apporte avec elle l’immunité judiciaire ? Il en est capable ! Mais entre l’élu de la nation et le dirigeant sportif qu’il est à notre grand malheur, il y a un grand fossé dans lequel il peut tomber.

Maintenant, il lui reste à penser au développement des Echecs mondiaux en sa qualité de membre de la commission de développement de la Fide ! Les échecs marocains, eux, qu’ils s’alignent ou qu’ils crèvent. Aucune alternative.

Pour sa commission de développement, je lui soufflerais, en dépit de ma révolte pour qu’il aille s’occuper d’autre chose que les échecs, quelques propositions de travail pour qu’il ne se fasse pas dépasser par « l’évènement » :

- 1. Réaménagement du site de la Fide (encore un site, malheur !) pour une nouvelle approche efficiente de la communication fidéenne ; (Notre président à une « grande » expérience en matière de communication).

- 2. Délocaliser les grandes compétitions internationales vers le continent africain en particulier vers la région de la corne de l’Afrique ;

- 3. Création d’un fond dynamique de soutien matériel aux fédérations échiquéennes des pays en voie de développement … ;

- 4. Rééquilibrer vers le Maroc le trop plein de tournoi qui se déroulent à longueur de mois dans les pays arabes frères ;

- 5. Etudier avec les pouvoirs publics locaux la possibilité de création en partenariat d’Ecole d’Echecs dans les zones reculées d’Afrique (Partenariat commun : Fide-Fédération-ministère chargé du sport) ;

- 6. Proposer des mesures de dispense de visa en faveur des joueurs Africains et Maghrébins.

D’autres propositions en masse sont stockées dans mon frigo. Elles restent disponibles au frais en toute heure. Il s’agit ne pas se faire dépasser par les développements internationaux. Là-bas à la Fide c’est comme ici à la FRME.

Pauvres de nous. Des titres et des titres pour amazal sans une once de développement pour notre sport.

C’est le monde à l’envers.

Décidément la Fide fait du n’importe quoi pour fournir en ressources humaines ses commissions.

Quota régional dit-on ? Oui mais pas sur une simple lettre de candidature « …en hommage aux services rendus aux échecs… », pour sa compétence, son expérience…etc. En est-elle convaincue ? Oh que non.

Pour les frais de la prise en charge de la qualité de membre de la commission de développement de la Fide, on se demande si le budget fédéral suffira. Les Hôtels 4 étoiles et le transport aérien sans compter tout le reste, cela ne sera pas du gâteau surtout si la commission se réunit à Londres, Paris, Moscou ou Djakarta. A Casa, c’est le rêve. Pas de frais… Mais sans horizon nouveau c’est comme la Harira sans sel.

Pour un artiste qui dans le maniement des mots trompe tout le monde et arrive à ses fins en dépit de la vigilance intellectuelle environnante, ce n’est pas de trop. Maintenant qu’il est « membre » de la Fide, de l’Union Arabe des Echecs et de je ne sais pas quoi d’autre, il peut crier vive les Echecs !

C’est extraordinairement pitoyable pour les échecs marocains, piétinés plus que jamais. Faut-il en pleurer ou continuer à en rire ? Au choix. Avec modération toutefois.

Je terminerais par ces citations :

- 1. « Je veux signifie "je désire" et rien ne peut s’opposer à mon désir : tout doit y concourir. »
Condillac

- 2. « Tu peux prêter l’oreille à la voix du devoir comme un brave soldat qui entend les ordres de son officier, ou bien comme une femme qui aime celui qui commande, ou bien comme un flatteur et un lâche qui a peur de son maître, ou bien comme un sot qui obéit parce qu’il n’a rien à répliquer. »
Friedrich Nietzstche

Boujemâ Kariouch

Photo souvenir

Mohamed Tissir, jeune. Où ? Quand ? Comment ?


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