Après le premier cahier de la série voici le numéro 2 des Méthodes d’entraînement intellectuelles . Plus difficile sans doute que le premier mais non fort moins utile.
Qu’est ce qui différenciait Einstein des autres physiciens de son temps ?...Simplement le fait qu’il était capable de penser par lui-même. C’est aussi cette faculté de penser qui différenciait un Paracelse des autres médecins de son temps. Nous sommes tous des génies ; seulement, nous n’avons pas toujours forgé les instruments intellectuels qui nous permettraient de réaliser nos véritables possibilités.
Aucun avancement mental véritable n’est permis si on ne s’exerce pas à penser par soi-même. On peut emmagasiner une masse considérable de connaissances. Instruction ne signifie pas puissance et clarté intellectuelle. Des gens très instruits n’en sont pas moins des aliborons. Et leurs parchemins en sont une attestation assez symbolique pour mériter en langage familier le nom de « peaux d’ânes ».
On apprend à penser par soi-même par la mise en jeu de l’attention, de l’observation, de la réflexion, du sens critique, de l’effort de comparaison, etc.…
Beaucoup de personnes, même cultivées, préfèrent un effort physique à un effort intellectuel ; et pourtant, bien souvent, 5 minutes d’effort intellectuel leur épargneraient des dizaines de minutes, parfois des heures de travail…
Alors, il est important de savoir penser ; et penser : cela s’apprend.
Alors, si on se met à apprendre aux enfants à bien penser, en toute logique ils donneront de bien meilleurs résultats spécialement sur l’échiquier.
C’est aussi le rôle des entraîneurs d’Echecs. Ce cahier s’adresse spécialement à eux et notamment le dernier chapitre.
Comme toujours, je serais à votre disposition pour répondre avec plaisir, le cas échéant, à vos remarques.
Boujemâ Kariouch

