Amazal est dans l’mpasse. La marge de manoeuvre du président fédéral est extrêmement réduite. Les contraintes pèsent de plus en plus lourd et, faute de bonne conscience pour avoir le courage de démissionner, 2007 risque d’être une année blanche.
Le président de le frme est piégé par ses propres calculs et par ceux soufflés à l’oreille. Non seulement il n’arrive pas à concilier les intérêts de la fédération, mais il semble incapable de remettre le train échiquéen sur les rails. 2007 sera sans doute une année blanche pour notre sport.
Pour preuve : nous sommes dans la moitié du mois de mars, l’assemblée générale ordinaire n’a pas encore eu lieu conformément aux statuts de la Frme et aux règlements sportifs en vigueur, ajoutant qu’aucune compétition officielle n’a démarré à ce jour. La force de pesanteur est tellement puissante qu’il apparaît inévitable le besoin urgent d’une intervention des pouvoirs publics.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, amazal aura à composer avec la justice. Dans la foulée, les clubs marocains n’arrivent pas à se libérer de leur inertie, n’ayant pas, pour l’instant du moins, la volonté de mettre un « holà » à la dégradation continue des échecs marocains. Bref, les échecs marocains officiels sont en congé forcé.
Alors ?
Alors en l’absence de réaction des premiers concernés en l’occurrence les clubs nationaux, c’est la justice marocaine qui fera leur travail. Abdelhafid El Amri, Abdelaziz Onkoud et Ahmed Sirine, ont ou vont déclencher un processus judicaire multiple et irréversible qui va déboucher sur une douloureuse remise en cause de la gestion de l’organisme qu’est notre Fédération Royale Marocaine des Echecs. Sans compter la « Chouha », sans omettre aussi la responsabilité directe de son président qui aura des comptes à donner.
Par ailleurs, il est évident que le département de tutelle va ordonner par courrier à la FRME de tenir son assemblée générale ordinaire dans les plus brefs délais. Si ce n’est déjà fait.
L’origine unique de ce gâchis provient du comportement d’amazal car n’ayant pas su ou voulu gérer les problèmes au début de manière diplomatique avec un esprit large qui sied à un homme public ayant une lourde responsabilité. Il a délibérément choisi l’arrogance jointe à la répression, j’en suis le témoin direct.
C’est un point très important que tout le monde doit savoir. Ce n’est ni le site Maroc Echecs dont tout le monde connait ses gestionnaires (qui n’ont jamais prétendu à un poste à la Frme, ils défendent simplement l’intérêt des échecs marocains et c’est parfaitement leurs droits et leur devoir !) ni ceux qui ont osé manifester leurs réprobations devant « Al Monkar » qui sont la cause de ce gâchis. L’anticipation est une qualité totalement inexistante dans l’esprit du président.
S’il en avait eu connaissance et tenu compte en temps opportun, nous n’en serions pas là. Tous les présidents de fédérations nationales le diront : Quand on gère un organisme sportif il faut savoir toujours anticiper dans les relations avec les gens et savoir éteindre les multiples étincelles qui ne manquent pas de se dresser dans le milieu sportif. Surtout le nôtre.
Non seulement amazal n’a pas su ou voulu éteindre ces étincelles, mais il a fait en sorte que ces dernières deviennent des flammes en soufflant dessus méthodiquement et le plus régulièrement possible. C’est ma conviction basée sur mes anciennes discussions avec lui. Si seulement il avait fait preuve d’un peu de souplesse, « d’un pas en arrière et deux pas en avant » dans certaines situations, nous n’en serions pas là.
L’être humain ne peut accepter une mauvaise parole, ou un ton d’irrespect, même aujourd’hui les petits de 3 ans ne l’acceptent pas, ils vont chercher une pierre ou un soulier pour le lancer à la figure. Que croit amazal que les gens sont soumis et qu’ils mangent du foin pour accepter tout même contre leur volonté. Si cela est le cas, d’évidence il se trompe. Enormément.
L’art de multiplier le mécontentement. Voilà la caractéristique de cet homme. Alors quand on me dit « Il n’y a pas d’alternative » à amazal comme président de la Frme, je n’avale pas. C’est réduire le monde échiquéen national à la bêtise. Accepter l’agonie de notre sport parce que sans amazal, c’est le vide. Quelle idée bizarre.
Y a-t-il encore ce genre d’espèce humaine sans laquelle le monde est dépeuplé ?
Faisons une petite expérience en pensée : « Imaginons un instant qu’on prend amazal avec le pouce et l’index et qu’on le met à côté –sur un fauteuil car nous sommes civilisés-, puis on prend un nouveau président et de la même manière on le pose à la place de notre ex-président. Quelle sera la situation des échecs marocains ? » Eh bien du jour au lendemain elle changera incontestablement. Du noir au blanc, de la nuit au jour, etc … Comme par enchantement. « Soubhana Allah ».
Le nouveau président ou éventuellement la commission provisoire de gestion des affaires de la Frme mettra le paquet, à n’en pas douter, sur de nouvelles bases, pour au moins faire sortir de sous l’eau la tête de notre sport. Comme l’histoire retiendra inévitablement la gestion « très spéciale » d’amazal à la tête de la Frme de 2000 à 2007 on n’en parlera encore un ou deux avec des « Kane Ya Makane » et ensuite on oubliera tout pour ne penser uniquement qu’aux 64 cases tant délaissées et ou il y a tant à faire pour rattraper notre éternel retard.
Enfin, je voudrais, si nos lecteurs me le permettent, envoyer un petit (grand) message serein et amical à ceux qui hésitent encore à prendre position (laquelle s’avère obligatoire aujourd’hui) sur la situation présente de notre sport :
« Je bénéficie de votre aimable respect. Je vous en rends grâce. Vous me connaissez gentil, tranquille, travailleur, etc… Cependant je possède une personnalité ancrée sur les échecs depuis bien de nombreuses années si pour la première fois je me suis révolté contre un président ce n’est pas pour un but autre que le développement de notre sport qui reste de toute évidence le dernier des soucis de l’actuel président. Sachez que amazal n’est pas l’homme dont vous avez besoin pour tirer les échecs marocains vers le haut. Ayant la sensibilité de joueur, arbitre, entraîneur et dirigeant depuis des années et des années à partir de Nice, Meknès et maintenant Khémisset, je lui ai apporté mon expérience, mes conseils, mes suggestions toutes orientées, je dis bien toutes (et je sais qu’il lira cet article -car il en raffole- en disant : "Tay Kharbak …had Khayna"), vers vos besoins, pour votre développement pour de bonnes perspectives à votre travail, bref pour vous dirigeants, joueurs et cadres (entraîneurs et arbitres) c’est comme si c’était vous qui lui parliez :
Pour les arbitres : J’ai proposé un projet de restructuration d’arbitrage pour examen. Afin de faire évoluer qualitativement le corps arbitral marocain : Avec une implication gestionnaire des meilleurs arbitres du pays et une documentation riche. Aucune suite à part deux feuilles de mon projet reprises à son compte par Hicham Fourane.
Pour les joueurs en évolution : J’ai proposé la création d’un circuit de tournoi pour nos meilleurs joueurs en collaboration avec la Fédération Française des Echecs notamment. (Pour Ali Sebbar, Mokhliss Adnani, Tarik Rrhioua, entre autres). C’est un oui resté en parenthèse et sans suite.
Pour nos jeunes : Création d’une structure pour leur encadrement : Cela a accroché puisque j’ai entraîné les champions des moins de 10, 12 et 14 à Rabat et Casablanca avant de les encadrer à Foujairah (Emirats Arabes Unis) avec « la manière » qui a satisfait les joueurs, les parents, la Fédération et les organisateurs . Puis rien. De l’argent dépensé pour rien. Pas de suite à ce jour. Ni structure ni école nationale, ni autres cadres. Rien. Oualou.
Pour les entraîneurs : Ma pression pour former des entraîneurs a réussi à faire organiser deux stages pour cette catégorie de cadre très importante pour l’avenir de notre sport. Ces stages n’ont pas été "organisés" mais "improvisés" et de quelle manière. J’ai préparé et travaillé pour cette formation comme un "zinzin", j’ai même contacté à mon niveau deux experts de la FFE. Pour rien ! M. Lamti s’est démené comme il le pouvait pour rien aussi. Ce n’est pas pour rien que ce grand Monsieur a quitté la Frme. L’apport important et documenté des Maîtres Ryan et El Amri n’a pas été estimé à sa valeur. Sans compter mon énervement de Settat que je relate dans le cahier "Les Méthodes d’Entraînement Intellectuelles 2" en attente de parution. A ce jour, aucune suite aux espoirs de ces pauvres cadres laissés à eux-mêmes ! « Ma ândou gharade fi oum ».
Pour les Ligues : Elargir les responsabilités des ligues afin de décharger la Frme de certaines tâches administratives et techniques superflues et réfléchir pour leur procurer plus de moyens financiers. Aucune suite. J’m’en fou. « Khali houm fad al Halla ».
L’organisation des compétitions : Limite de date d’inscription pour connaître les effectifs deux jours avant le début du tournoi afin qu’il n’y ait plus l’éternelle pagaille qui caractérise le début de nos tournois. Rien à l’horizon.
Enfin personnellement : Je devais me rendre à Casablanca au siège de la Frme pour emmener le lendemain les jeunes champions nationaux moins de 10, 12 et 14 aux Emirats Arabes Unis. J’arrive à Casa par le car et je constate avec le jeune Noureddine Messala que ma valise n’est plus là.
Après les palabres avec le courtier, nous nous rendons au complexe sportif Mohammed V. Sur le vol de ma valise amazal n’a pas sourcillé, pas la moindre parole de compassion alors que j’étais en mission. Presque la totalité de mes indemnités fédérales sont parties dans l’achat de tout le nécessaire vestimentaire. M. Laghmari père, son fils Khalil, Mouad Arif et Noureddine Messala m’ont accompagné pour ces achats. C’est le geste du je m’en foutiste qui m’a fait de la peine. Ce n’est pas pour l’argent. Je travaille bénévolement, tout le monde le sait.
Je pourrais en ajouter encore et encore, notamment dans nos relations.
Imaginez toutes les personnes de bonne volonté qui ont fait des propositions comme les miennes. Notamment dans les assemblées générales. Peut-être vous, sans doute. Où sont-elles ? Lisez le statut de la FRME, c’est l’AG qui donne les recommandations à suivre par le président. Il n’arrête pas de "dribler" pour ne rien faire de solide. Que vont dire nos jeunes quand ils seront grands ? C’est nous qui serons taxés d’anémie par les prochaines générations.
Voilà de tout ceci je conclus que cet homme ne veut pas travailler sérieusement, car n’ayant pas la compétence, pour le bien des échecs marocains. Il ne sert à rien de le soutenir c’est ma conviction forte. Sa gestion et mauvaise. Un point à la ligne.
Nul ne peut me convaincre du contraire. C’est vous les victimes en premier lieu et cela me fait mal.
Alors pour tous les gens qui m’accordent un peu de leur respect, prenez en considération ces faits. Je ne demande pas plus.
Boujemâ Kariouch
Photo Souvenir :

Une pensée affectueuse pour Khalid Chorfi Ex-président du Club Faras d’Echecs de Khémisset (futur IZK)

