Il n’est pas bon de cacher certaines vérités mêmes si elles sont connues de la plupart des gens et même si elles risquent de nous attirer, au minimum, des remarques outragées et au maximum une haine viscérale.
Il s’agit du comportement ambigu de certains dirigeants de clubs (attention ici, je dis bien certains, mais une minorité quand même) qui par opportunisme soutiennent en « sous sol » ou à cache-cache, c’est kif kif, ce qui reste du président de la Fédération Royale Marocaine des Echecs tout en déclarant haut qu’ils ne sont pas « avec » amazal.
Non pas par conviction du bien fondé d’une cause juste mais simplement par calcul matériel, terre à terre. Afin de tirer (je dirais les marrons du feu) bénéfices ou autre privilèges avantages, si ce n’est déjà fait, de la situation pénible des échecs marocains. Dans l’antiquité ou dans le Far West des petites villes américaines de l’Arizona ou du Texas, dès qu’un type se faisait descendre illico, d’un coup de massue sur la tête ou de deux ou trois balles de révolver dans le bide on courait pour le dépouiller séance tenante, parfois le type n’avait même pas encore rendu le dernier souffle.
C’est dans une certaine mesure ce qui ce passe aujourd’hui dans notre sport. Les échecs marocains agonisent couverts par le linceul de l’hypocrisie, du double langage servant d’outil extraction de privilèges à la méthode amazalienne. Nos opportunistes en profitent sur le dos (échiquier) de notre sport. Amazal, ne le sait que trop bien. Toutefois il a un besoin pressant de leurs bouées de sauvetage pour ne pas couler sous les coups de boutoirs des faiseurs d’échecs (des vrais de vrais ceux-là) qui en ont ras mais vraiment ras le bol de l’incompétence fédérale.
Alors comme au Far West, ils sont là ces vaillants « opportunistes » (Abdelhafid El Amri dirait les hypocrites) pour soutirer, et arracher des jeux d’échecs gratuits, un voyage ici et là en tant de chef de délégation de joueurs nationaux payé au frais de la princesse, un poste fédéral et que sais-je encore d’autres. Bien sûr les décharges pleuvent et les justificatifs aussi, mais l’objectif sous-tendu ne s’écrit pas sur du papier. Bien malin qui cherchera et trouvera la « puce » chez amazal dans ce secteur.
Les échecs marocains se meurent et ces « opportunistes », souvent anonymement, clament haut et fort leurs arguments de mauvaises fois. Ils se disent neutres mais combattent en même temps les protestataires qui eux de bon droit parlent de la réalité échiquéenne ambiante concrète et qui aspirent à rendre propre notre échiquier national. « Nous ne sommes pas pour amazal voyons ! » « Et alors, mec, réagis donc, tu vois pas la mélasse dans laquelle Amazal nous a foutu tous ». « Tes échecs sont entrain de mettre les voiles pour les îles Baléares, réagis si tes intentons sont bonnes pour les amarrer à bon port ». Mais non, ils ne réagissent pas. Ou plutôt si, mais dans le mauvais sens, celui opposé à l’intérêt des échecs marocains, sous la table, anonymes parce que lâches ou par des mots sous entendus que…Et vogue la galère.
Bigre de bigre, tous les « actes » amazaliens qui chamboulent continuellement la scène échiquéenne nationale et qui se passent de commentaires tellement ils sont « géants » et super concrets, ne les émeuvent pas outre mesure. Même pas la prise de position claire et nette du GMI Hicham Hamdouchi pour ne citer que lui et qu’on ne peut taxer par les mots volontairement choisis dans le magique procès verbal de la dernière réunion du bureau fédéral concernant notamment les « balbalas » du site Maroc Echecs and Co. Ces « balbalas » au moins ils ne sont pas anonymes. Ils sont face au soleil, preuve de leur sincérité.
Il faut dire que les « enjeux » (privilèges) sont assurément conséquents pour eux. Mais que valent ces « enjeux » éphémères devant leur crédibilité, leur honneur ? Devant l’avenir de nos enfants qui pratiquent avec passion ce noble jeu et qui aspirent toujours à un encadrement adéquat ? Pour eux, ils ne valent rien. Rien, point à la ligne.
On me traitera de tous les noms d’oiseau, on me dénigrera, mais cela ne changera pas le fait que notre sport tourne des yeux. Je me rappelle que pour moins que ça, Feu Mustapha Bakkali mais aussi Feu Kamal Skalli, sans parler de Mohamed Saoud et Mohamed Haloui et pas très loin de nous Ahmed Jaâfari, ont subi les foudres des clubs marocains. Ces ex-présidents se sont toujours retirés avec les honneurs pour le bien de notre sport. Amazal, avec ce qu’il a fait comme monstruosités et continu sans freins à en faire baver aux échecs marocains est bien peinard aujourd’hui par rapport à ces illustres prédécesseurs. Lui au moins, il est richement entouré de sous-marins…
Comme les marseillais de souche qui disent « Peuchère » pour exprimer leur peine, "le pauvre" amazal est la victime de comploteurs qui veulent à tout prix sa peau. Messieurs les opportunistes, sachez que ceux que vous nommez comploteurs sont la crème de ce que possède notre sport. Ne trouvez pas étrange qu’ils se révoltent contre la déliquescence des échecs marocains ? C’est bizarre tout de même cette unanimité contre amazal émanant de nos meilleurs joueurs, cadres, dirigeants qui ne sont pourtant pas nés de la dernière pluie ?
L’histoire est têtue, elle retiendra qui est qui réellement et qui a fait quoi. Amazal n’est pas éternel. Une nouvelle fédération avec des gens compétents ralliera, in-challah, l’unanimité autour d’elle. Que ce soit aujourd’hui ou demain. Elle travaillera à restaurer les acquis perdus par notre pays dans le domaine du sport des Echecs et je vous assure que les « opportunistes » ne feront pas long feu par la force des choses. Il n’y aura plus de privilèges, le travail rythmé (il y en aura beaucoup beaucoup) aimantera les potentialités dont a besoin cette fédération et rejettera au loin les creuseurs de tombes.
Les opportunistes des années 2000 sont plus futés que ceux des années 70, 80 ou même 90. Parce que l’actuelle fédération possède quand même plus de moyens et de portes ouvertes vers les voluptueux privilèges qui attirent respect et admiration. D’ailleurs, durant les années d’avant 2000, nos chers rares opportunistes ne se comportaient pas en sous-marin, c’était à découvert qu’il bataillaient pour telles ou telles causes avec avantages à la clé. Ceux d’aujourd’hui œuvrent sous une eau claire et ils ne le savent pas. Leur esprit n’arrive pas à discerner le bon grain du mauvais. Quoi de plus normal en ce sens qu’ils sont subjugués par les possibilités ouvertes à eux par amazal pourvu qu’ils puissent lui apporter le salut.
Les opportunistes se définissent en plusieurs catégories, outre le fait connu qu’ils œuvrent dans les eaux profondes, ils y en a qui portent l’étiquette de « mouchard », ou « d’espion » d’autres de « super mauvais conseiller » et encore d’autres, plus dangereux ceux-la, possèdent une nature polyvalente, c’est-à-dire qu’ils font tout : combattent en sous-main les récalcitrants, mouchardes, espionnent, conseillent diaboliquement…Sinon comment expliquer le dernier PV magique du bureau fédéral et la drôle de composition de ce dernier, le report de l’AGO de la FRME en raison de la situation administrative des ligues alors que celles-ci ne votent pas lors d’une assemblée générale, le prochain lancement des activités de la fédération alors que celle-ci n’a pas tenue son AGO et ce en violation de ses statuts, sans parler des « perles » de 2006. On sait que amazal est dépassé par les événements qu’il fait jaillir fréquemment de ses multiples casquettes, cependant, un tel tourbillon de décisions incongrues ne peut venir d’un seul homme fut-il Spiderman, Superman ou un des membres des X-men.
Tous les membres de la famille échiquéenne nationale (une expression reprise, sans honte, dans le fameux PV magique !!! A se demander de quelle famille parle le bureau fédéral) connaissent qui est qui sauf nos bienheureux opportunistes. Ils ne connaissent que leurs intérêts. C’est pourquoi, ils prennent une responsabilité active dans la destruction de notre sport par amazal.
Pour étrangler les adversaires d’amazal tous les moyens sont bons pour nos chers opportunistes. Aucun dictionnaire ne contiendrait l’arsenal de subterfuges et autres félonies, tant leurs imaginations sont fertiles, inépuisables de perfidie, astuce, artifice, stratagème, adresse, cautèle, piège, feinte, fourberie, rouerie, défiance etc… Ils s’adaptent extraordinairement à toutes les péripéties et en tirent le maximum de profit. Ils pleurent en souriant et ils sourient en pleurant.
Les crocodiles n’appartiennent pas qu’a la famille des reptiles. Certaines espèces humaines sont allaitées au sein et au biberon amazalien et ne reculent guère devant les mythomanies et les simulations pour satisfaire à la boulimie des dividendes. Quand amazal se heurte à « l’insuccès », il s’assoit sur ses talons et appelle son équipe. Des hommes ayant la réputation d’être sages lui parlent dans le creux des oreilles et voilà notre président qui se dresse sans mot dire. L’entourage s’enflamme. La raison fait place à la vengeance. Et les belles décisions jaillissent qui mieux mieux. Des décisions qui par la force des choses sont approuvées par les membres du bureau fédéral sans qu’ils en saisissent la portée.
Mais par delà ces travers aussi mesquins les uns que les autres, on restera attaché à la validité de l’action multiforme et de fond qui s’assigne pour objectif la promotion des échecs marocains en le déliant d’une gestion hyper catastrophique. Car le combat s’inscrit dans la durée et ne s’arrêtera pas de sitôt, à partir de l’instant où il faut à la fois amener à une modification du comportement amazalien qui plombe la marche de notre sport et ancrer les échecs marocains dans une évolution durable dans le souci de satisfaire les attentes de nos joueurs, cadres, dirigeants de clubs et parents. Car c’est pour eux et seulement eux qu’il faut travailler.

